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 « If you want to catch me, you definitely have to stop smoking » - ft. Ojoon

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Hors-la-loi.

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MessageSujet: « If you want to catch me, you definitely have to stop smoking » - ft. Ojoon   Lun 6 Avr - 1:08


« 120 000 wons ou tu peux dire adieu à ta came » lui répètes-tu pour la dernière fois en lui reprenant le sachet des mains. Celui-là, il se plaint toujours que c'est trop cher, que machin truc blablablabla. Toujours la même rengaine chaque semaine. Il a qu'à pas se défoncer autant. Enfin, d'un côté ça t'arrange, ça fait rentrer les bénéfices donc de l'argent dans tes poches. Et quand ta journée sature de commandes et que tu peux écouler le stock, tu as toujours le droit à un petit bonus et tu serais le dernier des cons pour dire non. Et puis, il fallait dire que tu avais depuis bien longtemps franchi la limite entre la stupidité et l'ingéniosité. Alors tous les qualificatifs te passent bien au dessus de la tête.

Comme à chaque fois, il te donne l'argent et s'enfuit en un éclair avec sa précieuse addiction. Les gens comme ce gars te font parfois pitié. Mais ça ne dure qu'un très court instant. Il y a longtemps que la cause humaine ne t'intéresse plus. Tant que tu repars avec le pognon, c'est tout ce qui compte. Qu'il fasse une overdose dans une ruelle miteuse t'importe peu.

C'était le dernier de la journée. Tu vas pouvoir rentrer au « QG » et récupérer ta part avant de retourner voir ton androïde. Pour ce genre de magouilles, tu préfères le tenir à l'écart. Puis, ça ne fait que quatre mois qu'il est sur pied, tu ne sais pas s'il est prêt pour ce genre d'aventures. En fait, tu le sais. Il l'est. Mais toi non. Avec tous les patrouilleurs qui traînent dans le coin ces derniers temps, tu ne veux pas risquer qu'il lui arrive quelque chose, même s'il est programmé pour se sortir de n'importe quel bourbier. Il faudra bien que tu l'inities un jour. Mais pas maintenant. Et pas demain. Un jour. Quand tu auras fixé ses bugs.

Tu remets ta capuche sur ta tête et vérifie que ton sac à dos est bien fermé, avant de t'enfoncer dans les petites ruelles que tu connais par cœur. A force de courir dans tous les sens pour échapper aux flics, tu as fini par mémoriser chaque intersection, chaque raccourci, la rue n'a plus de secret pour toi. Tu pourrais presque faire le chemin les yeux fermés. Téméraire, mais pas suicidaire, tu les gardes tout de même ouvert, surtout dans ce quartier. Un déséquilibré peut surgir d'un moment à l'autre. Ou plutôt des flics. Un flic en particulier en fait.

Tu ne sais vraiment ce qu'il a avec toi, mais dès qu'il te voit, tu es sûr que la seconde d'après, tu te retrouves à cavaler dans les ruelles à pleine vitesse. Il te prend en chasse comme un chat après une souris, comme dans ce vieux dessin animé qui amusait tant les enfants il y a plusieurs générations. Il te poursuit sans relâche pendant de longues minutes, si ce n'est parfois des heures. Des heures avant que tu trouves enfin une sortie à ce labyrinthe infernal. Et ce petit jeu dure depuis bientôt un an.

Tu te félicites à chacune de vos petites virées de lui avoir échappé et ne pas avoir fini au fond d'un trou, fait comme un rat. Parce que tu sais que c'est ce qu'il veut. Ce pour quoi il a été programmé. Arrêter les gens comme toi et les empêcher de nuire, c'est son travail. Et toi, tu fais tout pour lui rendre la tâche un peu plus difficile. Puis faut dire que t'as pas tellement envie de te faire choper. Tu sais ce qu'on fait aux gens de ton espèce, ils ne font jamais long feu. Et si un jour, Ojoon, cet androïde qui te court après sans relâche, finit par t'attraper, il n'hésitera à t'envoyer en enfer. Même si tu penses que la vie que tu mènes t'en donne un avant goût chaque jour.

Mais habituellement, tu le croises plus tôt dans la journée. Peut-être que ce ne sera pas pour aujourd'hui. En fait, tu l'aimes bien ce gars. Enfin, faut le dire vite. S'il ne te traquait pas de la sorte, tu trouverais ta vie un peu moins amusante. Tu es le genre de type qui se fiche du risque jusqu'au jour où les emmerdes viennent frapper à sa porte. Ojoon, c'est ta petite distraction, la raison pour laquelle tu n'essaies pas de faire un peu plus discret quand tu le devrais. Un peu maso sur les bords, peut-être. Besoin d'un stimulant pour te sentir seulement l'espace d'un instant, vivant ? L'adrénaline, il n'y a que ça qui te fait tenir.

Alors oui, tu prends des risques dès que tu franchis le seuil d'une porte, que tu poses le pied sur le bitume, mais tu vis pour ces sensations fortes qui te prennent aux tripes et te poussent dans tes retranchements, au point de franchir l'irrationnel. Après tout, qui est là pour s'en soucier à part toi ? Qui sera là pour te dire de ralentir ? Qui sera là pour te rappeler que tu n'es pas immortel et qu'à force de jouer avec le feu, on finit par s'en brûler les ailes ? Avant, il y avait ton père et ta mère. Et puis Eden. Mais aujourd'hui, il n'y a plus personne. On t'a tout enlevé. Mais ta liberté, ça jamais. Ni la vie que tu avais créée. Alors au final, ne pas croiser Ojoon ce soir serait vraiment une chance certaine. Mais tu es bien placé pour savoir qu'il ne faut pas parler trop vite au risque de s'en mordre les doigts.

Et ce soir-là, tu aurais mieux fait de la fermer. « Putain de merde... » t'exclames-tu soudainement alors que tu es à mi-chemin jusqu'à la maison. Tu te caches rapidement derrière une pile de cartons, t'agenouillant pour tenter de passer inaperçu. Tu espères qu'il ne t'a pas vu et qu'il va faire demi-tour. Tu jettes un coup d’œil à ta montre : pendant cinq minutes, tu vas attendre, écouter le moindre bruit, le moindre indice qui te permettra de savoir par où t'enfuir. Et si après ces cinq minutes, rien ne se passe, tu reprendras ton chemin comme si de rien était.

Une minute et ton cerveau a déjà élaboré plus d'une vingtaine de stratégies pour pouvoir t'échapper. Deux minutes et tu te prépares physiquement à être coursé comme si tu n'avais pas déjà fait ça des millions de fois avant aujourd'hui. Trois minutes et seul le vent souffle entre les murs dépéris et marqués par le temps. Quatre minutes, mais tu ne te dis pas que la voie est libre. Cinq minutes, mais le bruit de chaussures qui martèlent le sol résonne soudainement près de ta cachette.

Il sait que tu es là. C'est presque comme s'il te narguait. Mais les cinq minutes sont écoulées et il faut que tu sortes de ta cachette avant qu'il ne reste plus qu'un plan pour te faire la malle. Tu bondis alors de derrière ton carton en sautant dessus puis sur le tas suivant. Il est là. C'est qu'il t'aurait presque manqué le lascar. Mais tu ne cries pas victoire trop vite, pas encore. Tu profites de ton effet de surprise pour te faufiler dans une ruelle étroite et une fois arrivé au bout, une certaine distance te séparant de lui, tu tentes le diable : « A plus mon pote ! ». Et sur un signe de la main, tu te mets à courir sans te retourner. A toi de jouer maintenant.


Your hands are cold, your lips are turning blue, you're shaking. This fragile heart, so heavy in my chest, it's breaking and in the dark, you try to make a pay phone call to me but you're miles away You're breaking up, you're on your own. It's hard to take, I need an hour just to say hello and I can't make the truth of this work out for you or me. We live through scars this time but I've made up my mind.
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MessageSujet: Re: « If you want to catch me, you definitely have to stop smoking » - ft. Ojoon   Dim 19 Juil - 19:09


Le logiciel de reconnaissance faciale lui confirme qu'il a bien repéré sa cible, l'humain hors-la-loi qu'il est censé suivre.

Si Ojoon avait des émotions, il pourrait dire que ça commence à l'agacer de ne pas réussir à attraper cet humain qu'il chasse depuis plus d'une année. Mais comme il ne l'est pas, il se contente juste de devoir à chaque fois modifier sa stratégie, et faire preuve d'ingéniosité pour essayer de l'attraper.

Ses maîtres lui donnaient souvent des profils à aller chasser, certains immédiatement. Ceux-là n'avaient pas beaucoup d'espérance de vie, car on y envoyait généralement Ojoon accompagné d'un ou de deux autres androïdes afin de maîtriser et éliminer l'individu – ou l'androïde. D'autres étaient seulement à ramener au QG: des profils intéressants, parfois susceptibles de devenir des futurs employés. D'autres fois encore, on lui donnait des profils à simplement surveiller: là, Ojoon avait pour mission d'épier leurs faits et gestes, obtenir le plus d'informations possibles les concernant pour compléter leurs dossiers, répertoriés dans les archives de l'Electric Heart. Et cela ne voulait pas dire se débarasser d'eux. Du moins, tant qu'ils ne devenaient pas l'objet d'une mission de chasse.

Ojoon était aussi programmé pour faire lui-même des recherches et détecter des profils humains ou robots qui se trouvaient dans l'illégalité. Chaque mois, il transférait les données qu'il avait accumulé – captures visuelles, données d'identité... - de ces "nouveaux" fichés à l'EH avant de repartir à la recherche de nouveaux profils. L'organisation de son système était fait de sorte de prioriser les missions et les captures urgentes.

Park Minsoo, lui, était un de ceux que Ojoon avait découvert. Nouveau fiché depuis des années maintenant, ses maîtres lui avaient demandé de le surveiller, lui et son activité. Ses activités même, car aucunes d'entre elles, que ce soit la création d'androïde ou la vente de drogue dans les quartiers dangereux, n'étaient légales. L'androïde de surveillance avait beau seulement devoir le surveiller, il s'était fait repérer un jour, et depuis, l'humain le fuyait comme la peste. Ojoon avait rapidement compris qu'il comprenait qu'il était dangereux, mais qu'il considérait l'androïde comme un androïde des forces de l'ordre. Alors l'être factice se contentait de le poursuivre pour quadriller ses trajectoires et calculer où son QG se trouvait. Peut-être que s'il arrivait à l'attraper, il réussirait aussi à lui soustirer des informations. C'est ce qu'il aimerait faire, ou du moins ce que son système lui dictait de faire.

Cent fois, il l'avait vu évoluer dans les quartiers dans lesquels il se trouvait maintenant, à sillonner les rues et menacer ses clients de ne rien leur donner si on ne le payait pas. Ojoon avait pu, grâce à son système, quadriller toutes les zones qu'il avait faite et établir une statistique de probabilité quant à l'endroit où il serait ce soir. Et ses calculs n'avaient pas manqué.

Sa cible le repère aussi et pousse un juron – assez sonore – avant de se cacher derrière une pile de carton. L'androïde de surveillance ne fait pas un pas de plus, reste sur place à observer le tas de cartons, qui est une bien mauvaise cachette pour quelqu'un comme lui. Plusieurs minutes s'écoulent, le système d'Ojoon fonctionnant rapidement. Les stratégies se calculent et s'annulent sous ses yeux, se priorisent et finissent par se valider. Au bout de quatre minutes et 53 secondes, l'androïde se met en marche vers la pile de carton. Deux pas, puis un autre. Il s'arrête, dans le but de faire monter la tension de l'humain, et de l'obliger à sortir de sa cachette. S'il marchait quelques pas de plus, Minsoo n'aurait plus aucune occasion de s'échapper.

Et c'est ce qu'il fait, sous les yeux de l'androïde. L'humain s'élance et court à toute vitesse, passant sur des cartons, sautant au dessus d'autres, jonchés un peu de par et d'autre de la ruelle. L'être de métal le laisse passer devant lui, avant de s'élancer à sa poursuite. L'humain lui crie quelque chose, une provocation, comme d'habitude, mais cela n'affecte pas Ojoon. Cela ne l'a jamais affecté. Il n'est pas humain, les sentiments comme la fierté, la provocation, la colère, tout cela il ne connaît pas, et il ne connaîtra probablement jamais. Avec le volume sonore de la voix qu'il perçoit, il calcule la distance qui les sépare. Environ une vingtaine de mètres. Rien d'impossible à ratraper. Alors Ojoon accélère la cadence.

On pourrait croire qu'un androïde est plus costaud qu'un humain, mais qu'il est moins leste, moins souple. Moins capable de dynamisme. Mais cela n'est pas vrai. Un androïde lambda n'a pas en effet toute la responsivité d'un corps humain, mais les androïdes de surveillance sont retravaillés en vue d'améliorer leur force, leur fluidité et leur dextérité. Ojoon fait partie de ceux-là, et c'est pourquoi il peut courir à grande vitesse, et pour une longue durée. Pas de système lui rappelant de faire comme un humain qui s'épuise, seulement une machine à l'état pure qui puise dans ses ressources pour durer.

Et ce soir-là, il a beaucoup de ressources car sa batterie est pleinement rechargé. Quelques minutes, des tournants, des ruelles, l'écart se resserre et l'humain disparaît au détour d'une rue. Ojoon s'arrête net et évalue les possibilités, les statistiques et les stratégies déjà utilisées par le jeune homme auparavant pour deviner sa position. Quelques secondes de réflexion, il saute au dessus du mur d'une maison avoisinante, attérit dans le jardin et se dirige vers un endroit caché, vers l'entrée de la demeure. L'humain lui tourne le dos, accroupi là, caché. Il s'avance vers lui sans bruits, et à peine l'humain a-t-il compris que quelqu'un, ou quelque chose, d'autre se trouve là avec lui, qu'il vole sur le côté, poussé par l'androïde.

Ojoon regarde sa proie droit dans les yeux et évalue le regard. De la peur, de la surprise, mais surtout l'envie de s'en sortir. Comme si quelque chose l'attendait, comme s'il devait absolument rentrer chez lui, que quelque chose l'attachait à la vie. En quelques secondes, l'humain est déjà debout et reparti dans sa course folle.

Park Minsoo, attaches ou proches possibles dans son QG. A peur de ne pas revenir chez lui. Autre personne reliée à la cible.


Tandis que le système enregistre ses informations, et la capture visuelle prise du visage de l'humain à terre, Ojoon se remets à courir pour rattraper la distance qu'il a établit avec sa proie. Pour acquérir d'autres informations.


Spoiler:
 



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