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 And then my hero came to save me ⌁ Min Soo

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MessageSujet: And then my hero came to save me ⌁ Min Soo   Lun 6 Avr - 23:15

Shin avait décidé que ce jour-là, il irait se balader un peu.  Son père lui avait dit qu'il devrait faire un peu plus de sport, pour être en meilleure forme.  Faire une longue marche, c'est un peu comme faire du sport et il se sentait donc tout à fait bien avec lui-même en se promenant ainsi dans les parcs de la haute ville, le quartier des riches.  Les Kang n'étaient pas pauvres, mais ne roulaient pas non plus sur l'or, c'est pour ça qu'ils s'étaient installés dans le centre ville, un coin un peu trop bétonneux.  Toutefois, il y survivait bien en compagnie de sa famille, bien qu'il n'en restât plus que son père, sa sœur étant partie faire sa vie : après tout elle avait trente ans, c'était l'âge.  Mais ça faisait quand même du bien une fois de temps à autres d'aller se réfugier dans les endroits verts de la ville, même si c'était un peu à l'extérieur des quartiers centraux que Shin connaissait comme le fond de sa poche.  En fait, c'était la première fois qu'il y allait depuis son accident.  Il se rappelait très bien que sa mère l'y emmenait souvent quand il était petit, pour jouer avec les autres enfants du bac à sable, mais c'était il y a longtemps.  L'androïde pensait souvent à sa mère.  Il se rappelait beaucoup de moments passés avec elle.  Depuis l'accident, il n'avait jamais pleuré son décès, même pas dans l'intimité.  Personne ne lui avait jamais rien reproché à ce sujet alors au fond ce n'était pas un mal.  Toutefois, il se demandait parfois pourquoi il ne pouvait pas pleurer quelquefois quand il pensait à sa mère?  Il avait déjà vu Sora le faire à l'anniversaire de décès..  C'était sûrement parce que Sora était une fille, les garçons ça ne pleure pas.  Il s'expliquait aussi simplement les choses, c'était la façon la plus facile de gérer ses émotions.  Croyait-il.

Comme il avait une peur fondamentale de monter en voiture depuis l'accident – pourtant c'était idiot, parce que c'était un conducteur endormi qui leur avait rentré dedans et n'importe quel véhicule aurait été sauvagement endommagé par un tel impact -  il voyagea en transport en commun, même si ça demandait beaucoup de transfert : un taxi était trop dispendieux pour les moyens que lui permettaient ses allocations mensuelles.  Puis il ne détestait pas prendre le bus.  En fait, c'était bien l'autobus si on cachait ses oreilles sous un gros casque d'écoute, assis à l'avant pour voir la route défiler à travers la porte.  C'était une des activités favorites de Shin.

Quand il descendit du bus à l'entrée du parc qu'il visitait toujours avec sa mère, il se surprit à songer que ça avait bien songé depuis seulement 10 ans.  Vraiment, le développement paysagé était désormais bien avancé pour progresser aussi vite en si peu de temps.  Avec son portable, il s'amusa à prendre des photos du paysage, des photos de lui aussi, avec les doigts en signe de victoire, pour avoir l'air encore plus mignon!  Mais c'était un réflexe chez lui.  Son attention fut attiré par des garçons qui jouaient au football quand l'un deux tira sur la tête de l'androïde.  Secoué, il a d'abord fixé les garçons avec stupeur.  Puis, subitement, son regard s'est illuminé et il a lancé la balle aux enfants, tout en se joignant au jeu avec eux.  N'eut été sa taille, on aurait pu croire qu'il faisait partie de la clic depuis le début.  Il ne remarqua l'heure que lorsque les androïdes de service embauchées comme nounous se chargèrent de ramener leur petit à la maison pour l'heure du goûter.  Il commençait à être tard et il devait rentrer à la maison rapidement, sinon son père serait inquiet.  De plus, c'était le jour de son traitement aujourd'hui, s'il rentrait en retard à la maison, papa Kang serait vraiment fâché contre lui, parce que Shin ne pouvait pas rater un seul de ses traitements, c'était dangereux pour sa vie.  Il ramassa ses choses et couru prendre l'autobus qui arrivait juste au même moment que lui.

Pressé, il n'avait pas réalisé qu'il s'était trompé de ligne.  Il ne s'en est rendu compte qu'à la fin de la ligne, arrivé au terminus où il fut obligé de descendre, n'ayant aucune idée où il pouvait bien se trouver.  Il marcha un peu, dans l'objectif de se repérer un peu ou peut-être trouver une station de métro.  Il savait qu'il était dans l'espace périphérique de la ville, un endroit pas recommandé du tout.  Si son père n'aimait pas le savoir dans la zone nord-est, c'était encore pire dans celle-là.  Il lui avait formellement interdit d'y aller.  Shin commençait à s'inquiéter pour lui-même.  Il était programmé pour rentrer tôt le soir.  Aller à l'encontre des consignes apportaient de l'angoisse, qu'il associait au ciel sombre et cet endroit peu rassurant.  Les gens qui passaient le regardaient de façon hostile, ça n'avait rien pour le mettre à l'aise.

Au bout d'un moment, il commença à remarquer que deux hommes le suivaient depuis un moment.  Il accéléra le pas, effrayé.  C'était sûrement des gens qui participaient au trafique humain, comme ceux dont son père lui avait déjà parlé.  Malgré tout, lever les pieds semblait de plus en plus difficile, de plus en plus ardu.  Il avait l'impression d'avoir du plomb à la place des jambes et son corps s'engourdissait.  C'était sûrement à cause de son traitement!  Shin commençait à paniquer.  Qu'est-ce que qui était en train de se passer?  Est-ce qu'il allait mourir?  Ses pensées se tournèrent vers son père.  Oui son père!  Il faudrait qu'il l'appelle!  Ça règlerait le problème!

Mais il était trop tard, les deux types louches étaient déjà sur lui et l'un d'eux le tenait par le bras.  Shin ne pouvait pas se défaire de son étreinte…

« Non… » souffla-t-il avec le peu d'énergie qui lui restait.


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MessageSujet: Re: And then my hero came to save me ⌁ Min Soo   Ven 10 Avr - 20:14

C'est une journée comme les autres qui s'achève. Vraiment pareil que celles que tu as depuis plus d'une semaine. Et tu commences à t'ennuyer.

Tous les matins, tu te réveilles à la même heure et ce, bien que tu ne fermes les yeux que pour quelques heures. Puis tu te lèves, files à la douche avant de t'habiller machinalement. Tu retournes dans le grenier qui vous sert de chambre à Sung Yeol et toi, puis tu le débranches, t'assurant que ses batteries sont pleinement rechargées. Tu espères que la dernière modification que tu lui as faite évitera de le faire planter en plein milieu de la rue.

Depuis qu'il est sur ses pieds et qu'il arrive à tenir debout tout seul, tu le laisses vadrouiller dans le coin, mais jamais trop loin. Tu as toujours un œil sur lui, un regard sur ton téléphone et tu sais où il se trouve ou s'il lui est arrivé quelque chose. Tu as conscience de jouer les mamans poules, mais tu préfères être prudent. Tu ne laisserais personne te retirer ce pour quoi tu te battais depuis des années, ce pour quoi tes parents avaient péri, ce pour quoi Eden était parti. Alors tu restes prudent.

Après t'être assuré que toutes ses fonctions premières sont opérationnelles, tu descends dans la cuisine pour avaler un truc rapide et dit au revoir à Sung Yeol avant de partir au boulot.  Tu travailles dans la petite épicerie de la dame qui t'héberge. Le plus souvent, tu t'occupes de ranger les articles dans les rayons, de faire l'inventaire. Puis tu fais aussi le comptable ou le caissier quand il y a peu de monde. Bref, tu fais ce que tu peux pour rembourser tes « dettes ». Si tu aides cette femme, c'est parce qu'elle en a besoin, elle n'a plus personne depuis la mort de son mari. Mais c'est avant tout pour la remercier de ne pas t'avoir dénoncé à la police quand des milliers d'autres personnes l'auraient fait.

Tu avais 16 ans et vivais encore dans la rue quand elle t'a surpris à voler dans son magasin. Tu n'avais pas mangé depuis des jours et dire que tu étais désespéré aurait été bien loin de la vérité. Alors, à besoin désespéré, mesure désespérée. Quand elle t'avait prise la main dans le sac, tu étais loin de penser qu'elle t'offrirait un copieux repas et un toit où dormir. Et quand elle t'a proposé de rester et de travailler pour elle, tu n'as pas trouvé de raisons de dire non.

Alors voilà maintenant deux ans que tu mènes une vie qui, d'apparence, paraît rangée. C'est loin d'être le cas, mais tout le monde sait que pour survivre quand on fait parti du bas de la chaîne alimentaire, tout est permis. Les trafics de drogue, les reventes de pièces de robots, les nuits passées à réparer les androïdes en fuite, ça aussi c'est ton quotidien.

Mais depuis quelques temps, les rues sont mortes. A cause d'une descente de flics récemment, plus personne n'ose sortir dehors. Les transactions se font rare ou alors, dans la plus grande discrétion. Autrement dit, on avait pas besoin de toi pour le moment.

Tu soupires pour la énième fois de la journée, derrière ton comptoir. Tu viens de finir les comptes, ce qui veut dire que le boulot est fini. C'est ton tour de fermer alors plus personne n'est là. Tant mieux, tu mettrais moins de temps à rentrer. Mais lorsque tu refermes la porte derrière toi, tu es pris d'une soudaine envie de tteokbokki. Alors au lieu de prendre le chemin de la « maison », tu prends la rue opposée.

Sur le chemin, tu aperçois au loin une bande de jeunes. Au début, tu n'y prêtes aucune attention, tu connais ce genre de lascars. Puis plus tu t'approches, plus tu te dis qu'il se passe quelque chose de louche. Le plus petit des trois n'a pas du tout l'air de faire parti du groupe et tu le vois à deux choses : ses vêtements et la peur qui contorsionne son visage. Au point qu'il s'évanouie, faisant ricaner ses deux agresseurs. Ni une, ni deux, tu leurs fonces dessus.

« Hey, laissez le tranquille... » dis-tu d'un air blasé. Tu vois l'un prêt à riposter, mais tu es plus rapide. Beaucoup plus. Coup de poing dans l'estomac, coup de coude sur la tempe et un est à terre. Il ne faut pas longtemps à l'autre pour qu'il se sauve, prenant ses jambes à son cou avant que son pote amoché le rejoigne.

Quand tu t'approches du garçon étendu par terre, tu continues de penser que quelque chose cloche. Il ne respire pas, tu ne sens pas son pouls. Il a l'air mort, mais ton instinct te dit le contraire. Que c'est autre chose. Alors juste pour être sur, tu lui tournes doucement la tête, dégageant sa nuque.

Ton instinct ne te trompe jamais et cette fois n'est pas différente. C'est androïde. Et il semblerait que le pauvre n'ait plus de batteries.

« Qu'est-ce qui t'amène si loin de chez toi petit...? » demandes-tu quand tu sais que tu n'auras pas de réponses, du moins pas maintenant.

Tu n'hésites pas longtemps avant de le porter sur ton dos et de l'emmener dans un endroit plus sur. Ce qu'il y a de "bien" dans ton quartier, c'est que tu passes relativement inaperçu. Les gens sont tellement habitués à plus étrange, à bien pire. Tout le monde se fiche de savoir si c'est un pote qui a tourné de l’œil après avoir trop bu ou un androïde sur le point d'être dépecé de ses composants. Oui, tout le monde s'en fiche.

Arrivé à ta cachette secrète, tu te dépêches de le poser sur la table d'opération - c'est comme ça que Sung Yeol l'appelle -  pour le brancher et charger ses batteries. Normalement, tu te serais arrêté là. Mais tu veux t'assurer qu'il n'a subi aucun dommage alors tu veux lui faire passer une série d'examen. Et parce que ta curiosité ne te laisserait pas tranquille.

Une chose est sûre, tu ne t'attendais pas à ce que ta journée finisse ainsi.


Your hands are cold, your lips are turning blue, you're shaking. This fragile heart, so heavy in my chest, it's breaking and in the dark, you try to make a pay phone call to me but you're miles away You're breaking up, you're on your own. It's hard to take, I need an hour just to say hello and I can't make the truth of this work out for you or me. We live through scars this time but I've made up my mind.
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Dernière édition par Park Min Soo le Sam 2 Mai - 10:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: And then my hero came to save me ⌁ Min Soo   Mer 15 Avr - 15:56

Lorsque Shin reprit enfin conscience, il se trouvait dans un endroit inconnu.  Quelque part qu'il n'avait jamais vu de sa vie.  Ça y était, il s'était fait kidnapper par des ravisseurs d'enfants ou quelque chose comme ça.  Il faut admettre qu'il avait bel et bien l'impression de se retrouver dans un endroit fort douteux, ça ne sentait même pas le propre.  Il n'avait bien sûr jamais vu de vrai repère de méchants, mais s'il se fiait à tout ce qu'il avait pu voir dans les nombreux mangas qu'il avait lu depuis le début de son existence, ça y ressemblait à deux gouttes d'eau près.  La pression qu'il sentait sur sa poitrine n'était nulle autre que la peur, la grande terreur.  Ses pensées se tournèrent vers son pauvre père qui devait se faire un sang d'encre, d'autant qu'il avait raté son traitement médical…  C'était dangereux.  Combien de temps lui restait-il à vivre?  Shin était un enfant spécial qui avait besoin d'encadrement, même à son âge.  Son accident de voiture avait eu de lourdes répercussions sur son corps, il ne pouvait pas vivre une vie normale comme tous les autres garçons de son âge et ça faisait bien longtemps qu'il le savait.  Il avait toujours bien vécu avec ce fait, mais maintenant qu'il courait le risque d'avoir les entrailles ouvertes pour le trafique d'organe il regrettait sa différence et sa faiblesse face aux autres garçons.  En premier, il agita les doigts.  Parfaitement fonctionnel.  Il  sentait une présence à sa gauche, mais il n'était pas certain de savoir ce qu'il s'y trouvait.  Il prit son courage à deux mains pour tourner sa tête vers l'autre côté.  Il se sentait un peu raide, de la même façon qu'il s'était senti raide deux ans auparavant quand il est sorti de chirurgie après son accident de voiture.

Ce qu'il vit le surpris.  C'était un garçon, environ du même âge que lui.  Il semblait être seul.  Shin avait toujours que les trafiquants étaient en groupe et plutôt âgés.  Il y avait des drôles de dessins sur les murs, c'était bizarre.  Où pouvait-il être bien arrivé et pourquoi était-il couché sur une table en métal?  En même temps, il ne voyait pas de lit tout de suite, peut-être que les ravisseurs dormaient dans une autre pièce.

« Vous êtes qui!  Mon père va envoyer la police pour me retrouver et ils vont vous botter les fesses si vous êtes un méchant! »

C'est tout ce qu'il avait trouvé à dire et il le regretta presque immédiatement.  En quoi cela pouvait-il l'aider à se tirer de mauvais pas s'il énerve son ravisseur et si en plus il lui dit déjà quel est son plan de secours.  Pourtant il avait vu tous les mauvais exemples de conduite dans les mangas concernant ce genre de situation, il aurait pu mieux apprendre que ça.  Justement, il sentit son téléphone vibrer dans sa poche.  Il n'osa pas glisser sa main pour l'attraper, de peur qu'on le lui confisque ensuite.  C'était bizarre d'ailleurs qu'il ne l'ait pas encore fouillé pour le lui enlever.  C'était peut-être un débutant en la matière, vu son âge c'était assez plausible.  Il remarqua qu'il n'était pas attaché.  Vraiment, c'était un novice pour oublier des détails aussi importants.  Lentement mais sûrement Shin se redressa.  Il se sentait rouillé de partout, il n'avait aucune fluidité de mouvements : c'était sûrement parce qu'il était en retard sur son traitement.  Il n'arriva pas toute fois à descendre de la table et à se remettre sur pied, c'était comme s'il manquait totalement d'énergie.  C'était une sensation bizarre, Shin ne manquait jamais d'énergie, au contraire.  Il ne dormait que très peu, mangeait très peu et était déjà plus énergique que tous les gamins de cinq ans qui faisaient encore la sieste.

« Qu'est-ce que vous m'avez fait! »

De toute façon, il avait déjà fait le con, alors autant poursuivre dans la même lignée.  Autant connaître la situation de A à Z, considérant qu'il était tout faible, il n'avait déjà aucun moyen de défense.  Puis Shin n'avait jamais été un grand sportif de toute façon, il n'avait jamais vraiment aimé les sports de combat non plus et s'était sauvé de participer à tous les cours d'auto-défense en plaidant qu'il était pour la non violence.


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MessageSujet: Re: And then my hero came to save me ⌁ Min Soo   Sam 2 Mai - 10:45

Parmi tes nombreuses casquettes, tu as celle de « médecin ». Non pas pour le commun des mortels, mais pour les âmes perdues qui ont besoin d'une petite remise à jour, d'un échange de pièces défectueuses ou d'une simple recharge de batterie. Pour les androïdes, tu es un bon samaritain, tu ne réfléchis pas à deux fois avant de porter secours à ces créatures qui tu sais, sont pour la plupart, loin d'être sans défense. Mais dans le cas de celui qui se trouve devant toi, il a l'air de baigné dans une atmosphère enfantine.

Lorsque tu as retiré sa veste, une pluie de bonbons en sont tombés. Et c'est ce qui t'a fait comprendre une fois de plus, que le petit gars était bien loin de chez lui. Il avait dû se perdre parce qu'on se retrouve dans ce genre de quartier rarement sans le vouloir. Il y a de tout : des camés à la peau rongée par l'addiction et des yeux livides, de véritables zombies ; des petits délinquants de seconde zone qui vagabondent dans les ruelles à se foutre sur la tronche à la moindre occasion ; des dealers toujours en quête de clients à qui refourguer leurs substances illicites ; des fuyards qui se cachent dans l'ombre pour ne pas avoir à faire face aux conséquences de leurs actes. Les gens comme toi, qui jouent avec leur vie à chaque seconde qui passe.

Mais ce petit gars qui s'est aventuré dans le désert qu'est la jungle périphérique, n'a visiblement rien à faire ici. C'est ce qui en avait fait une cible facile. Mais en fouillant ses poches, tu avais trouvé son porte-feuille. Tu n'as aucunement l'intention de lui voler. Tu gagnes peut-être pas des masses avec tes petits boulots minables, mais ce n'est pas pour autant que tu irais voler de l'argent dans la poche des gens. Ton passé dit pourtant le contraire. Mais tout ça, c'est derrière toi. Et même si aujourd'hui, tu n'es pas le garçon le plus honnête et le plus vertueux du monde, tu as tes principes, comme celui de ne pas t'en prendre aux plus faibles que toi. Les autres pouvaient bien aller se faire foutre par contre. Tu n'avais aucun scrupule de ce côté là.

Après avoir inspecté les affaires de ton petit patient, tu finis par mettre la main sur sa carte d'identité : Kang Shin. Son adresse ainsi que sa date de naissance sont inscrites dessus. Si ce n'est la preuve évidente dissimulée derrière les cheveux de sa nuque, rien n'indiquait que ce garçon est un androïde. Si tu ne les avais pas étudié minutieusement, chaque pièce, chaque millimètre d'acier, tu aurais pu te faire duper.

Pendant que sa batterie charge et qu'il est inconscient, tu lui fais passer quelques examens comme ceux que tu faisais à Sung Yeol à peu près toutes les semaines. Scan, vérification des circuits, de la carte mémoire, tout y passe. A cause de sa chute de tout à l'heure, son genou s'est amoché et le tissu de son pantalon est abîmé. Tu essaierais de rafistoler le vêtement, mais ce n'est pas ta priorité.

Tel un chirurgien expérimenté, tu enfiles une paire de gants blancs après avoir désinfecté ta peau, ton épiderme ayant virée rouge à cause d'avoir frotté trop fort. Tu as ce défaut d'être maniaque, de vérifier toujours tout ce que tu fais à trois reprises, si ce n'est plus. Mais tu sais que la moindre petite poussière, la moindre erreur peut coûter chère. Et tu en as assez payé le prix.

Tes outils stérilisés, tu peux attaquer ton opération. Si tu étais véritablement médecin, tu aurais appelé ça une opération de routine. Tu ne l'es pas, mais ça a en reste une. Tu n'as jamais fini l'école, tu t'y étais toujours ennuyé et les profs n'avaient jamais su quoi faire de toi. Alors à treize ans, la rue est devenu ton moyen d'éducation. Tu t'es débrouillé tout seul, tu es un petit génie alors rien n'était un obstacle pour toi. Les livres de la bibliothèque, tu les as sûrement tous décortiqués. Les allées non plus de secret et tu te dis que tu as appris davantage à ta façon que si tu étais allé sur les bancs.

L'anatomie robotique, c'est aussi comme ça que tu l'as apprise et que tu la connais par cœur. Alors c'est sans difficulté que tu remets ce robot sur pieds. Enfin, quand sa batterie sera pleine. Une fois ton opération terminée avec succès, tu le recouvres.

Chaque androïde est programmé d'une façon différente. Certains sont capables de ressentir autant d'émotions, de sensations que les humains, comme le chaud, le froid, la colère, l'amour et tout ce qui se trouve dans le répertoire. Alors juste pour être sûr, tu le couvres d'un drap pour ne pas qu'il ait froid.

Les minutes, puis les heures passent. Tu es tranquillement, le nez dans tes recherches quand le bruit du tissu qui se froisse t'interpelle, te faisant sortir de tes feuilles tachées de ratures, de formules incompréhensibles pour le commun des mortels. Au début, tu penses avoir rêvé. Le manque de sommeil ne t'a jamais vraiment réussi donc si tu t'étais assoupi quelques instants, ça ne t'aurait pas étonné. Puis une voix résonne entre les murs vieillis de la banque désaffectée.

« Vous êtes qui!  Mon père va envoyer la police pour me retrouver et ils vont vous botter les fesses si vous êtes un méchant! »

Tu retournes vers le garçon qui semble proférer des menaces et tu le regardes, l'étudie du regard. Avec son bouille ronde et son air enfantin, tu te demandes quel âge il a. Apparemment, autour du tien. Mais il paraissait tellement plus jeune. En témoigne le tas de bonbons que tu avais ramassé et mis soigneusement dans une boîte pour qu'il puisse les récupérer après. Si tu arrives à lui parler.

Tu le vois, il est effrayé. Il faut dire que ton repère n'est pas des plus accueillants, ni des plus chaleureux. En même temps, tu ne t'étais pas planqué là pour en faire une petite maisonnette bien douillette et pour pouvoir prendre le thé avec des amis. Surtout que tu n'en as pas d'amis. Tu ouvres la bouche pour lui expliquer que tu ne lui veux aucun mal quand il s'époumone à nouveau :

« Qu'est-ce que vous m'avez fait! »

Tu hausses un sourcil avant de te lever de ta chaise. Tu l'approches le plus lentement possible, levant les mains au ciel comme pour lui montrer que tu n'as rien qui puisse le blesser.

« Je t'ai soigné », dis-tu d'une voix posée. « Tu t'es évanoui dans la rue et en tombant, tu t'es blessé » lui signales-tu d'un geste du menton, désignant son genou où tu as tenté de raccommoder son pantalon. Tu n'es pas un pro, mais tu n'as pas fait un travail de cochon. C'est toi qui a toujours recousu tes fringues lorsqu'il y avait des accros. La couture, c'est comme la biomécanique, ça n'a plus de secret pour toi.

Tu baisses les bras lorsqu'il semble se détendre peu à peu, mais tu restes à bonne distance de lui, ne voulant pas lui faire peur davantage et qu'il se sauve en allant crier à la police qu'un détraqué la kidnapper et lui a fait du mal. Tu n'as pas du tout besoin de ça pour le moment.

« Tu te sens mieux ? Il faut que je regarde si ta batterie est pleinement rechargée... ». Tu tentes un sourire, un petit sympathique, en espérant que tu n'es pas eu l'air d'un fou furieux à la mâchoire coincée.


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MessageSujet: Re: And then my hero came to save me ⌁ Min Soo   Dim 28 Juin - 16:50

Shin regarda le garçon se lever et avancer vers lui.  Forcément, son premier réflexe fut de se recroqueviller sur lui-même et de lever un bras pour protéger son visage.  Il imaginait déjà le métier de ce garçon, quelque chose comme revendeur d'organes ou alors autre chose du genre.  Sinon pourquoi y aurait-il cette espèce de table d'opération douteuse sur laquelle il était installé?  Il se sentait tout engourdi : sûrement les effets d'un narcotique utilisé pour l'endormir au moment du kidnapping.  Il se rappelait d'ailleurs très bien d'avoir été entouré par une bande de sales vilains.  Il ne se souvenait pas de la tête de ce garçon par contre, mais ils étaient tellement nombreux qu'il pouvait très bien faire partie de cette petite bande ou quelque chose comme ça.  Difficile à dire en toute vérité.  Parfois les gens au sourire le plus innocent cachent de véritables crocs tranchants.  En fait, ce garçon n'avait rien d'effrayant, il avait même l'air plutôt gentil, mais quelque chose empêchait Shin de lui faire confiance.  Peut-être sa mémoire cellulaire qui se rappelait l'agression ou encore l'endroit douteux où il se trouvait.  Puis bon, après avoir risqué la mort – ou plutôt le court-circuit – normal que ses sens soient tous ébranlés.  Après quelques secondes dans cette position prostrée, rien ne lui arrivait.  Il ouvrit ses yeux qu'il avait fermé pour observer entre ses bras le garçon.  Il avait les mains levées, comme dans les films quand le garçon rencontre une étrange créature et essaie de s'approcher sans lui faire peur pour l'apprivoiser.  Shin pencha la tête puis baissa les bras, sans toutefois se détendre.  Il se sentait plus en sécurité roulé en boule sur lui-même.

La voix du jeune homme est posée et calme, ce qui a un effet rassurant sur Shin, mais pas au point de le laisser complètement la garde-baissée.  Le syndrome de Stockholm, ça existe dans la vraie vie, pas juste dans les romans.  Il regarda son genou.  Son père ferait une crise de panique en voyant l'accro dans son pantalon.  Enfin, c'était bien recousu, peut-être n'y porterait-il pas attention, la vue du père de Shin se faisait de moins en bonne avec les années.  Puis autant être honnête, le garçon ne ressentait aucune douleur, alors probablement que le seul a avoir souffert de la chute n'était que le pantalon.  Son genou semblait lui être en parfait état, nickel.  Il continuait de fixer avec méfiance l'autre garçon, qui n'avait pas tellement l'air beaucoup plus vieux que lui en fait.  Il ne lui faisait pas confiance, pas encore, mais il se sentait un peu moins comme une proie traquée.  Quitte à cela, ce n'était peut-être pas un mauvais bougre, sinon pourquoi aurait-il pris la peine de recoudre son pantalon.  Mais ça ne prouvait rien encore.  Parce qu'il avait bien dit que Shin s'était blessé, mais il ne ressentait aucune douleur.  Impossible qu'il soit déjà guéri.  C'était peut-être une façon de parler.  Ou sinon c'était une ruse.

Il pinça les lèvres en réponse au sourire, mais sans plus.  Il n'est pas tout à fait rassurer.  Enfin, peut-être que s'il dit que tout va bien l'autre va le laisser partir?  Il n'en sait rien, mais autant tenter.  D'ailleurs, pourquoi il parle de batterie?  C'est bizarre.  Mais c'est peut-être aussi une façon de parler aussi.

« Je vais bien merci.  Pas besoin de vérifier ma… « batterie ».  C'est une drôle de façon de parler.  T'es bizarre en fait toi. »

Shin se gratta la tête et laissa tomber ses jambes dans le vide au bord de la table, balançant ses pieds.  Il regarda autour de lui, sa curiosité éveillée.  Shin avait toujours été un garçon à l'esprit inquisiteur, toujours avide d'en savoir plus sur ce qui l'entourait. C'était vraiment un drôle d'endroit, on aurait dit un atelier de savant fou.  Si ça se trouvait, c'était un vendeur d'esclaves ou quelque chose comme ça.  Il se demandait.  C'était une option très possible.  Shin s'imagina, vendu comme laveur de vaisselle dans un restaurant Chinois douteux ou alors pour travailler dans une usine textile pour une grande multinationale.  Un frisson lui parcourut l'échine.  Désagréable sensation.  Il n'était pas fait pour le travail manuel, il ne survivrait pas longtemps à l'exploitation si on le vendait.  Mais pourquoi on lui aurait laissé son téléphone si on l'avait kidnappé? Il n'osait pas le sortir de sa poche.  Il y avait deux raisons à cela, la première étant qu'il ne voulait pas voir la liste d'appels manqués de son père, la seconde étant qu'il était peut-être possible qu'on n'ait tout simplement pas remarqué qu'il avaite encore son téléphone dans sa poche.

« C'est bon, je peux m'en aller maintenant ou pas? »

Il essaya de se laisser glisser en bas de la table, mais curieusement ses jambes étaient plutôt faibles.  En fait, il ne les sentait pas même, comme si elles avaient disparu de son corps.  Shin sentit une vague de panique l'envahir tandis que son cerveau scannait chaque partie de son corps à la recherche du problème.  Il leva les yeux vers l'autre garçon, alors qu'il était à moitié écrasé au sol, en se disant que c'était maintenant ou jamais.  Pourvu que son histoire de l'évanouissement soit vraie, parce que sinon, l'androïde de substitution qu'il était allait se retrouver dans de graves ennuis sans qu'il ne puisse s'en tirer par lui-même.  Il avait envie d'hurler le nom de son père et de pleurer.


I want to run like any other guys if I could.  I want to laugh like any other boy my age.  I want to live my life to the fullest and regret nothing of it.  This is how good it feels to be human, to be alive.  Il will treasure these memories.  I will protect so that no one can never ever take them away from me.

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MessageSujet: Re: And then my hero came to save me ⌁ Min Soo   Dim 19 Juil - 18:55

Les androïdes sont tous programmés d'une façon différente. Tout dépend de ce que vous voulez en faire. Il n'y a pas vraiment de limite au codage, enfin, du moment que cela reste de l'ordre du possible. Bien qu'il y a aura toujours des esprits tordus pour défier les lois. Tu en avais entendu de belles sur des scientifiques qui créent des robots pour en faire des esclaves sexuels ou encore, pour vendre de la drogue à leur place. Puis il y en a qui créent pour le plaisir de créer. Pour ne pas dire créer une armée. Oh oui, sur le marché noir, on avait vent de rumeurs toutes plus absurdes les unes que les autres. Tu attends le jour où le gars qui projette de faire son armée le fera. Qui sait, ça pourrait être drôle. Enfin, tout est relatif.

Alors quand tu regardes ce jeune homme devant toi, tu te demandes de quel genre il peut être. Fut-il la création d'un couple qui mourrait de fonder une famille, mais qui n'avait jamais eu cette chance ? Ou est-il simplement le fruit d'un caprice d'enfant pourri gâté qui ne trouve jamais satisfaction dans les jouets et les babioles offertes tous les quatre matins ? Ou encore, remplaçait-il un être cher, perdu à cause des aléas de la vie ? Tu te le demandes. Mais d'après tes premières constatations, tu peux écarter la première hypothèse. La seconde ne te paraît pas des plus plausibles non plus. Reste alors la dernière. Ce robot te semble être traité comme un véritable enfant. Les bonbons t'ont mis la puce à l'oreille.

Les androïdes, tu ne fais pas seulement que les réparer. Parfois, tu les écoutes. Tu aimes bien découvrir leur histoire. La plupart n'hésite pas à tout te raconter pendant que tu fixes quelques bugs ou que tu changes une pièce de leurs membres. C'est dans ces moments là où tu songes à la folie du monde. Comment peut-on « donner » la vie pour ensuite la réduire à un état si misérable ? Quand tu regardes ta propre création et l'innocence qui se joue parfois dans ses yeux, tu te demandes ce qui peut les conduire à bousiller leur travail ? L'être humain et ses complexités.

Tu observes toujours l'androïde qui se trouve sur ta « table d'opération ». Il te dévisage. Qu'est-ce que tu croyais Min Soo ? Qu'il allait faire confiance au premier venu ? Surtout vu l'endroit où tu te trouves, y avait quoi avoir des doutes sur tes motivations. Et puis, tu ne fais pas vraiment d'effort pour paraître plus amical, plus chaleureux. Tes amis – les deux que tu as – se moquent souvent de toi et de l'endroit où tu travailles. Il appelle ça « ta grotte ». Après tout, tu t'étais pas installé ici pour en faire un hôtel. Mais tu peux comprendre que pour ceux de l'extérieur, le décor n'est pas des plus accueillants. Pas étonnant que le petit soit terrorisé. T'as pas vu beaucoup de films d'horreur, mais le peu que tu en sais, ton antre doit sûrement lui sembler être le début de son pire cauchemar.

Question approche, on repassera. Alors tu restes à ta place, montrant une fois plus que tu ne lui veux pas de mal. Si c'était le cas, il serait déjà en petites pièces. Puis cette fois, sa voix plus calme te parvient :

« Je vais bien merci. Pas besoin de vérifier ma … batterie ... C'est une drôle de façon de parler. T'es bizarre en fait toi. » te dit-il.

Tu arques un sourcil. Qu'est-ce qu'il y a de drôle à parler de batterie ? C'est vrai, c'est un androïde et  à ce que tu saches, les robots vivent de leur batterie. Étrange.

« C'est bon, je peux m'en aller maintenant ou pas ? »

Tu jettes un coup d'oeil à l'écran avant de rouvrir la bouche.

« T'es sûr ? T'as l'air d'être encore un peu patraque... Tu devrais rester allongé encore un moment, elle est pas complètement chargée et … », tu te souviens alors des bonbons qu'il y avait dans ses poches et tu te dis que ça réussirait à le convaincre de rester un peu plus, le temps que tu perces le « mystère ».

« … tu veux un bonbon ?  Le sucre te redonnera un peu de force ». Pour lui prouver que ce n'est pas du poison, tu en enfournes un dans ta bouche, la sucrerie déformant ta bouche. « Hum, au citron ! ».

Tu lui souris et lui tend le bol où tu les as déposer après que tout ait dégringolé de ses poches. Tu finis par le poser près de lui, en profitant pour te rapprocher de quelques centimètres sans qu'il ne le remarque. Tu te mets à douter. Cet androïde est-il seulement au courant de sa condition de robot ? Ce ne serait pas impossible, si son codage a été fait de tel sorte à ce qu'il ne sache rien. Mais tu dois dire que ça t'impressionne.

« Au fait, moi c'est Monkey », lui fis-tu la main tendue dans sa direction. Tu ne sais pas si c'est la meilleure des approches, mais on n'a rien sans rien !


Your hands are cold, your lips are turning blue, you're shaking. This fragile heart, so heavy in my chest, it's breaking and in the dark, you try to make a pay phone call to me but you're miles away You're breaking up, you're on your own. It's hard to take, I need an hour just to say hello and I can't make the truth of this work out for you or me. We live through scars this time but I've made up my mind.
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MessageSujet: Re: And then my hero came to save me ⌁ Min Soo   Sam 15 Aoû - 11:37

On n'avait pas appris à Shin qu'on ne doit jamais accepter des bonbons venant d'un inconnu.  Après tout, même s'il n'avait théoriquement que deux ans, il avait l'apparence qu'un jeune adulte de vingt ans.  De ce fait il fallait s'attendre à ce qu'il ait un caractère similaire à celui de tout garçon de son âge.  Toutefois, lorsqu'il se vit offrir des bonbons, sans même réaliser que c'était ceux qui se trouvait dans sa poche auparavant, il n'hésita pas à tendre la main et à en mettre un dans sa bouche.  Il était expert en la matière et il avait tout de suite sélectionné sa saveur favorite, c'est à dire à la fraise.  Il prit un meilleur appui sur la table où il était assis, en y posant bien comme il faut des petites fesses.  Il n'avait pas la force de se tenir debout de toute façon, c'était plutôt embarrassant même, mais Shin ne s'en faisait pas trop maintenant qu'il avait un bonbon dans la bouche et qu'il se rappelait à quel point il les avait toujours aimé.  Puis le garçon se présenta sous le nom de Monkey.  Shin trouva ça amusant.  C'était pas très commun comme nom à dire vrai, mais ça le choquait pas trop.  Avec un nom pareil, il ne devait pas être bien méchant.  Après tout, il ne devait pas y avoir beaucoup de Monkey dans les parages, alors s'il le déclarait à la police, ben les agents auraient tôt fait de lui mettre le grappin dessus.  Puis il lui avait offert des bonbons.  Quelqu'un qui donne des bonbons, c'est sûrement une bonne personne songea-t-il naïvement.  Il n'accordait bien sûr pas entièrement sa confiance au jeune homme, mais il se détentit un peu.  Juste un peu.

« Moi je m'appelle Shin. »

C'était la limite des politesses que de se présenter en retour.  Shin avait été bien éduqué et ce n'était pas un malappris.  Il savait comment se tenir en société.  Il ne prit pas la main tendue du garçon toutefois, il ne s'en sentait pas très à l'aise.  Pour le moment.

« C'est quoi cet endroit bizarre? On dirait un vieux garage ou un entrepôt à déchets.  Faut pas être surpris que les gens veuillent s'enfuir.  Puis d'abord comment juste une personne a pu faire fuir autant de gens à la vois.  T'es pas si costaud que ça. »

Shin jeta un regard remplis de doutes à l'égard du garçon.  En fait, il avait l'impression qu'il ne lui ferait pas de mal, du moins pas de tout de suite.  Dans tous les cas, en lui faisant brin de causette, ça ne pourrait pas faire de mal.  Ça pourrait même lui laisser le temps de reprendre des forces avant de pouvoir fuir comme il le devrait, comme son instinct de survie lui disait de faire.  Dans un geste nonchalant, une habitude, Shin passa la main dans ses cheveux et remarqua qu'il avait un tube dans la nuque.

« Oh!  Mais comment tu sais que j'ai besoin de mon traitement?  Et comment ça se fait que tu as la machine pour mon traitement aussi?  Il y en a une à la maison que le médecin a faite spécialement pour moi.  Le fil n'a pas la même sensation.  Normalement c'est papa qui s'occupe de mon traitement… » ajouta-t-il pour lui même. C'était quand même curieux que cet inconnu soit au courant pour son traitement et sache exactement quoi faire.  Après tout Shin était un cas particulier, lui qui avait survécu à un grave accident où il avait failli mourir.  C'était une chance qu'il soit toujours en vie.  Est-ce que le jeune homme était docteur?

« Est-ce qu'ici c'est ton hôpital?  T'es un docteur? »

Cette découverte lui avait fait oublié ses inquiétudes  et surtout le fait qu'il devait se tenir sur les gardes. Il comprenait maintenant pourquoi il se sentait aussi chancelant.  C'était parce que son traitement n'était pas encore terminé et il l'avait fait un peu en retard.  Ça expliquait beaucoup de choses en soit.


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And then my hero came to save me ⌁ Min Soo

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