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 Details in the Fabric Ft. Park Minsoo

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MessageSujet: Details in the Fabric Ft. Park Minsoo   Mar 21 Avr - 1:33

(Rien de tout cela n'était censé arriver. Ou du moins pas comme ça. Encore moins en plein milieu du parc, à cette heure de la journée, alors qu'il jouait avec des enfants, un énorme sourire sur les lèvres, et que Minsoo était parti aller faire quelques petites courses dans l'épicerie voisine.)

Il vient à peine de rentrer de l'école, et déjà, son hyung l'interpelle pour lui demander s'il veut sortir avec lui à l'épicerie du coin. Il sourit, en posant son sac de cours sur le côté de la porte, défaisant déjà la cravate de son uniforme pour se changer.

« Pas de problème, hyung ».

Et sur ces mots, et ce sourire qui n'en a pas fini de rayonner sur ses lèvres, il commence à se changer, après avoir trouvé des habits plus « confortables », autre que son petit uniforme trop propre et rangé de lycéen. Sans s'en rendre bien compte, il se passe la main dans les cheveux, les ébouriffant quelque peu (sûrement une habitude que son créateur a intégré dans son programme), et puis il enfile un jean, des baskets, et un t-shirt blanc assez large, même pour sa carrure. Il doit faire frais dehors, (c'est ce que ses calculs lui indiquent) mais il n' pas peur du froid. Pourquoi en aurait-il peur ? C'est un androïde après tout, il ne peut pas tomber malade.

Et puis ils finissent par sortir, par mettre le pied sur la chaussée.
Il fait beau. Le vent caresse sa peau métallique, et éparpille un peu plus ses cheveux argentés. Les rayons qui se se posent sur eux délicatement le font sourire, et il se tourne vers Minsoo les yeux pétillants, alors qu'ils franchissent le pas de la porte et qu'ils se dirigent vers l'épicerie la plus proche.
Il marche plus rapidement que son hyung, le devançant de quelques pas : la « joie » d'être dehors et de pouvoir enregistrer toutes ces nouvelles données autour de lui, renforçant son excitation et son allure. Puis il s'arrête aux portes du petit parc tout près de la supérette où ils se rendent, lorsqu'il aperçoit du coin de l'oeil des enfants jouer dans le sable un peu plus loin. Son sourire ne fait alors que s'intensifier à cette image attendrissante (peut-être qu'il a été programmé aussi pour pouvoir apprécier un tel tableau).
(Il se dit que peut-être, peut-être que si il avait été humain, même sans aucune veste sur ses épaules et même en ayant froid, ce spectacle aurait suffi à réchauffer son cœur.)

C'est comme ça qu'il finit par ne pas accompagner son hyung faire les courses dans l'épicerie même et par rejoindre les enfants dans leur bac à sable pour les aider à construire des châteaux à la place. Le sable est doux sous ses doigts, et leur sourire suffisent à envoyer des vagues agréables de chaleur dans sa poitrine, là où réside son cœur factice. Son rire se mêle avec le leur, alors qu'ils s'amusent à lui envoyer un peu de sable ça et là, et qu'ils semblent être admiratifs des merveilles qu'il réussit à former de ses mains.

Sauf qu'au bout de quelques minutes, un sentiment étrange se répand dans ses veines câblées. Comme une impression de vertige. (si ses recherches sur les comportements humains sont adéquates.) Comme si la gravité l'appelait et l'attirait vers le sol. Comme si, seulement.
Il a tout juste le temps de se lever qu'une vague de froid, tel un liquide glacé s'étant infiltré dans sa coquille, s'empare de lui. Un grésillement dans son oreille droite, bourdon bourdonne. Une interférence défile devant ses yeux. Puis, plus rien.

Le noir.

(ses yeux se vident, vitreux et brumeux à la fois, comme éteints. son visage se fige, ainsi que chacun de ses membres.)


Quand il « reprend enfin ses esprits », soit quand il finit par se réinitialiser et que ses « sens » d'automate se retrouvent en alerte, toute une partie de sa bande mémorielle reste noire et inexistante. Comme un trou dans l'espace temps soigneusement découpé.
(une vague de panique s'emparerait de lui, s'il avait été humain, sûrement)

Il cligne des yeux, une fois, deux fois, et puis trois. Ses paupières articulées se font lourdes, et il a du mal à trouver l'énergie de les rouvrir correctement. Un court repérage lui rappelle que sa batterie est particulièrement faible, bien plus faible qu'elle ne l'était juste avant... juste avant quoi d'ailleurs ? Un bug. Une poussière dans ses rouages. Une faute dans son mécanisme encore imparfait.

Combien de temps s'est écoulé depuis sa « perte de connaissance » ? Il n'en a aucune idée. Trop d'informations s'accumulent et se bousculent au sein de son intelligence artificielle, et trop peu en même temps, le laissant incroyablement confus et incapable de procéder quoique ce soit et de trouver une réponse à ses questions.
Il relève la tête, doucement, pris de vertige encore une fois, et le liquide glacé toujours présent au sein de son mécanisme. Les innombrables informations qui défilent devant ses yeux, (d'abord celle qu'il récupère en même temps que la réinitialisation de ses sens) (les possibilités de l'origine de ce bug) (son programme qui analyse chaque fibre et parcelle de son corps), semblent même le faire légèrement surchauffer.

Il prend une respiration, une deuxième, et puis trois. En vain.
(Il n'est pas humain, à quoi bon prendre une respiration ? Cela semble beau aérer légèrement son système, cela n'est pas encore suffisant)

Il sent la chaleur monter doucement à l'intérieur de son corps, encore. Il entend vaguement, par a coup, les bruits et les voix des enfants légèrement inquiets et à la fois curieux qui se pressent autour de lui, comme dans un écho lointain. Un écho lointain, qui se rapproche pourtant au fur et à mesure et semble peu à peu se restabiliser.

Il relève la tête, puis les yeux, et croise le regard de son hyung, de Minsoo, en face de lui. (comme il 'se sent heureux' de le voir: rassuré.) Dans une sorte de réflexe, il s'accroche à lui. (question de « survie », peut-être). Ses doigts s'agrippent au tissu du t-shirt de Minsoo, et un drôle de son sort de sa bouche. Brisé et métallique à la fois.

« Hyung. »

Sa voix sonne étrange, et puis presque désespérée, comme s'il appelait au secours. Il n'a pas été programmé pour cela.
Un, deux, trois. Il tente de calmer une par une chacune des informations qui se pressent dans son intérieur, de faire de l'espace, de supprimer les données inutiles, malgré la chaleur et le vertige qui le prend.

Une voix plus assurée.

« Hyung »

(mais toujours ses doigts crispés)

Spoiler:
 



«I don't wanna be adored, don't wanna be first in line. Or make myself heard. I'd like to bring a little light, to shine a light on your life : to make you feel loved. No, don't wanna be the only one you know. I wanna be the place you call home» ©️

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MessageSujet: Re: Details in the Fabric Ft. Park Minsoo   Dim 10 Mai - 16:58

Tu ne pensais pas qu'une sortie aussi anodine tournerait comme ça.

Faire les courses, c'est ta corvée, ta mission si tu l'acceptes (de toute façon, t'as pas le choix, c'est bien le minimum que tu puisses faire pour la dame qui t'héberge depuis plus d'une année). Alors même si faire les courses dans le quartier d'à côté ne t'enchante pas des masses, tu ne laisses rien transparaître et tu fais le tour du frigo et des placards pour voir ce qu'il manque. Pas grand chose à priori, juste de quoi manger pour ce soir et les trois prochains jours.

Mais autant dire que tu n'as pas envie d'y aller seul. Il faut dire que tu te sentirais plus serein si tu étais accompagné. Tu n'es pas le genre à avoir les pétoches pour un oui ou pour un non. Dans le genre courageux, tu peux prétendre faire parti de ceux qui n'ont pas froid aux yeux : sauter d'un toit, te jeter en plein trafic et te cacher dans les endroits les plus sombres, tout ça, c'est ton quotidien. Tu as de la chance que rien ne te soit encore arrivé. Pas de bras ni de jambes cassés, pas de détour par la case prison. Mais ne jamais dire jamais, car tu sais qu'à tout moment, le jeu pourrait s'arrêter pour toi. Et c'est la dernière chose que tu souhaites.

Alors quand tu entends Sung Yeol rentrer de sa journée de cours, tu te précipites dans le salon et sans qu'il ait le temps de te saluer, tu lui demandes de t'accompagner, ce à quoi il répond oui, avec un grand sourire. Il ne louperait pas une occasion de faire un tour dehors et tu sais qu'il ne te dirait jamais non. Enfin, pour le moment, ce n'était pas encore arrivé.

Sung Yeol, c'est le nom que tu lui as donné pour qu'il passe inaperçu, pour qu'il ne soit qu'un ado comme les autres aux yeux du monde. C'est la dernière touche « humaine » que tu lui as apporté. East, c'est comme ça qu'il s'appelle en réalité. Il était l'inverse de toi : tu caches sa nature mécanique derrière une apparence humaine. Tu dissimules ton côté mortel sous un un surnom qui te suit depuis l'enfance. Qui est l'homme ? Qui est la machine ? Tu as parfois bien du mal à le dire. Il possédait sûrement plus d'humanité que tu n'en aurais jamais. Que la majorité des personnes sur cette Terre.

Mais c'est pour quoi tu l'avais programmé. Tu l'avais bâti sur les anciens plans de ton père, ceux qui avaient servi pour Eden. Mais Sung Yeol ne serait jamais Eden. La base de son programme était peut-être la même que celle d'Eden, mais tu l'avais perfectionné, amélioré et surtout, tu l'avais fait à ta façon. Son visage, sa carrure, tout est différent. Le refaire à l'identique aurait été irresponsable de ta part. Si, ne serait-ce qu'une seule personne, avait reconnu Eden, tu n'aurais en aucun cas pu être encore là. Tu serais au fond d'un trou, recouvert de terre, tandis qu'East aurait été démantelé jusqu'à la moelle, ne laissant plus que des écrous et des vis derrière lui.

Alors quand tu regardes Sung Yeol aujourd'hui, et même si c'est son rôle à lui est de te protéger, tu ne peux pas t'empêcher de le voir comme un petit frère pour qui tu donnerais tout, jusqu'à échanger ta vie contre la sienne. Alors que tu sais que Sung Yeol pourrait être reconstruit si jamais il lui arrivait quelque chose. Tandis que toi... Mais même malgré tout ça, tu ne peux t'empêcher d'être encore plus prudent que d'habitude. Tu comprends maintenant ce qu'avait pu ressentir ton père. De la fierté. Une immense fierté. De voir ce qu'on peut faire avec si peu de choses. De donner la « vie ».

Tu ne l'avoueras probablement jamais, même si tes gestes doivent te trahir à chaque fois, Sung Yeol, c'est ton rayon de soleil, ta couverture des mauvais jours. Depuis qu'il est là, c'est comme si tu retrouvais ce qui t'avait tant manqué : quelqu'un sur qui compter. C'est pour ça que parfois, tu es pire qu'une maman ours. Tu n'es jamais très loin, toujours un œil sur lui pour le surveiller. Surtout qu'il n'était pas encore tout à fait au point. Tu sais que tu as encore du travail à faire, des points à revoir. Mais rien qui ne puisse le mettre à terre. Enfin, c'est ce que tu croyais.

Tu laisses Sung Yeol s'amuser dans un parc le temps que tu fais quelques emplettes. Une fois tout dans ton panier, tu vérifies que tu as tout ce qu'il faut avant de passer à la caisse et de sortir du magasin. Ton premier réflexe est de chercher Sung Yeol des yeux. Une grande perche comme lui, ça se repère à des kilomètres. Mais quand tu ne le trouves pas, tu paniques. Tu ne laisses jamais tes émotions prendre le dessus sur toi, tu sais que c'est la meilleure des façons pour courir droit dans le mur. Mais là, c'est plus fort que toi.

Tu prends soudain conscience qu'un amas de personnes est regroupé à un même endroit et il ne te faut pas longtemps avant d'y courir, le sac oublié sur le trottoir. Plus tu t'approches, plus tu réalises qu'ils sont attroupés autour d'une personne. Quand tu aperçois des cheveux gris argentés, tu ne réfléchis plus et bouscule tout le monde.

Tu comprends très vite ce qu'il se passe : un bug. Dans ses yeux, le vide règne. Il semble perdu dans un autre monde. Mais tu sais que son programme s'est arrêté de tourner l'espace de quelques secondes. Et quand il reprend ses « esprits », tu es soulagé qu'il te reconnaisse. Mais la façon dont il s'agrippe à toi te ramène à la réalité et les voix des passants t'arrivent dessus comme une déferlante. Des « qu'est-ce qu'il se passe ? » ou « est-ce que ça va jeune homme ? » et « vous voulez qu'on appelle une ambulance ? » font tourner tes méninges à une allure fulgurante. Il ne faut pas qu'on découvre la vraie nature de Sung Yeol alors l'emmener à l'hôpital n'était pas concevable. Tu devais t'en sortir tout seul, mais comment. Déjà, éloigner la foule.

« Reculez-vous ! Laissez le respirer ! » commandes-tu dans un premier temps. Ta seule façon de vous tirer de là tous les deux, c'était de pousser la comédie jusqu'au bout. Heureusement, tu es un excellent menteur. Heureusement.

« C'est rien, ça lui arrive souvent de faire des malaises. Il a oublié de prendre ses médocs, hein Yeollie ? ». Tu n'attends pas de réponse de sa part, tu sais que dans son état, il ne sera pas capable d'articuler quoique ce soit de compréhensible. La foule se disperse une fois rassurée que tu seras capable de gérer tout seul. Pas sur, mais tu n'as pas tellement le choix.

A ce moment précis, tu te maudis un peu de lui avoir donné une taille de géant. Quand tu le redresses difficilement sur ses deux jambes en lui servant d'appui, son corps penche d'un angle étrange. S'il avait été humain, la sensation aurait été des plus désagréables. Mais tu ne peux pas le porter sur ton dos, tu ne ferais pas deux mètres avant de vous retrouver tous les deux par terre, la face dans la poussière.

Alors tu donnes l'impression de traîner ton ami beaucoup trop alcoolisé avec toi. Tu es trop loin du métro et comme tous les autres examens qu'un gosse de ton âge est censé avoir, tu ne possèdes pas le permis. Et tu n'es pas dans ton quartier donc tu ne peux décidément pas le tirer par les pieds. On penserait que tu l'avais tué et surtout, tu risquerais de l'abîmer. Pas besoin de frais supplémentaires.

Tu le « portes » du mieux que tu peux, le soutenant de ta petite taille. La scène doit être ridicule vu de l'extérieur, mais tu n'en as rien à foutre, c'est le dernier de tes soucis. Tu fais rapidement les calculs et tu en viens à la conclusion que tu ne pourras continuer ainsi jusqu'à ce que vous arriviez à la « maison » ou bien à ton labo. Il va falloir que tu trouves un endroit où le brancher quelques instants. Ou que tu voles une voiture. Ça, ce sera ton plan B au cas où.

Tu scrutes les petites ruelles en cherchant l'endroit où tu ne risquerais pas de te faire coincer en train de recharger ton androïde, qui plus est, ton androïde illégal. Discrétion oblige.

Tu aperçois finalement une cachette qui te semble pas trop mal pour poser Sung Yeol le temps que son « malaise » passe et qu'il reprenne ses « esprits » et qu'il se remette sur ses jambes. Tu l'installes doucement contre un mur et par la fenêtre ouverte -sûrement d'un restaurant-, tu observes la pièce à la recherche d'une prise de courant. Quand tu t'assures que la voie est libre, tu sautes par la fenêtre et pragmatique, tu as toujours un câble dans ton sac à dos. Tu le dissimules de manière à passer inaperçu et revient près de Sung Yeol, avant de le brancher à son tour.

Il ne t'a jamais paru n'être qu'une carcasse vide plus qu'aujourd'hui, comme si tu ne le reconnaissais plus. Cette personnalité si vive, l’œil lumineux et ce sourire si éclatant, avaient disparu en un éclair.

Tu tapotes affectueusement sa tête, un petit sourire se peignant sur ton visage.

« Me refais plus ce coup-là mon grand, tu m'as foutu une de ses trouilles... ».

Spoiler:
 


Your hands are cold, your lips are turning blue, you're shaking. This fragile heart, so heavy in my chest, it's breaking and in the dark, you try to make a pay phone call to me but you're miles away You're breaking up, you're on your own. It's hard to take, I need an hour just to say hello and I can't make the truth of this work out for you or me. We live through scars this time but I've made up my mind.
We can't leave us behind anymore --- ©Ecstatic Ruby
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MessageSujet: Re: Details in the Fabric Ft. Park Minsoo   Ven 26 Juin - 1:25

Des doigts crispés, agrippés au t-shirt du jeune homme -humain- lui faisant face.

Glacés, métalliques, la chaleur ne se propageant plus dans chaque partie de son « corps ».
(ou bien de sa coquille, presque vide, d'androïde.)

Sa « conscience » flotte, cependant. Un instant là, et chevrotante, presque absente, le suivant.

Une voix. Et puis deux, et puis trois.
Beaucoup trop, pour ne pas que les informations défilent dans son système, brouillant toute possibilité de reprendre contrôle de ses « sens ». Trop de données qui peinent à correctement être analysées par son programme.

(Un grésillement dans son oreille persiste.)

(des flashs de lumière transpercent le cristal de ses yeux un instant, et manquent de le pénétrer et d'être analysé le suivant)

. . .

La voix de Minsoo finit par lui parvenir. Hachée, entrecoupée de zones d'ombre.
(ou de silence. mais le silence n'en est pas moins effrayant, comblé par ce vide, cette absence inconcevable de suites de 0 et 1 dans son système)

Et puis finalement, elle lui « apparaît », comme plus lisse, plus claire. Enfin.

« Il a oublié de prendre ses médocs, hein Yeollie ? »

Il regarde son hyung, son créateur, son maitre, du coin de l'oeil, une seconde, les yeux légèrement vitreux et vidé de la lueur qui le rendait presque humain auparavant. L'intensité perdue dans son regard, il finit par hocher vaguement de la tête, en guise de réponse. Si vaguement, que cela se fait seulement de quelques millimètres selon ce que lui indique son système.
Personne ne l'a probablement vu.

Sans trop savoir comment, notamment à cause des a coups de son système et de sa conscience encore « fléchissante », il se retrouve debout, agrippé encore à Minsoo, qui le traîne gentiment le long de la rue.

Il remarque que le poids de son corps d'automate est entièrement porté par son hyung, qui le soutient du sien fait de chair et d'os. Il secoue doucement la tête, faisant remuer ses cheveux argentés qui brillent encore sous les rayons du soleil, presque de manière irréelle. (oh, artificielle).

Ce ne devrait pas se passer ainsi. Cela ne devait pas se passer ainsi.
Jamais, dans son programme, East (sungyeol...) n'est censé se laisser porter ainsi le long du trottoir, complètement inutile, et même plus une tare qu'autre chose.
Cela ne devrait pas se passer ainsi.

Il devrait être celui qui porte son hyung sur son dos en cas de problème, qui le protège si danger il y avait. Il ne devrait même pas laisser son poids reposer sur une quelconque partie du corps de son maître.
East a été créé pour cela.

Il tente alors de se redresser, de prendre appui sur ses propres pieds, beaucoup plus résistants que la chair des humains. La trace du sourire qu'il a tenté d'esquisser plus tôt sur son visage ne s'est pas effacé, et ses yeux ne sont qu'à demi-clos.
(même s'il souhaite devenir humain, remplir sa première fonction n'est-il pas le plus important?)

Rien n'y fait pourtant. Ses jambes flanchent sous son poids, et il se retrouve de nouveau à reposer sur l'appui que lui offre son hyung. S'il avait été humain, il en gémirait peut-être de frustration.

La chaleur monte encore dans l'ensemble de son système et de son corps factice, et sa vision du monde semble rester floue. La focalisation dans ses yeux refuse de se faire alors, qu'une fois encore, un sentiment -une certitude, le vide prend place et brouille sa mémoire interne, ne laissant qu'une bande noire, qu'un néant, pendant des secondes entières.

(et même des minutes)

Et encore du noir.
(vide.)

(peut-être que s'il avait été humain, il aurait été assailli par des étoiles, celle qu'il rêve tant de voir, et un voile sombre aurait recouvert sa vision avant qu'il ne perde connaissance.
Mais non, à la place, le néant prend possession de lui tout juste après que sa température ait brutalement monté de manière inquiétante, et puis, soudain : rien.)

. . .

Quand il « revient » à lui (ses sens se remettent en marche, et chaque information est analysée à nouveau), il est assis. Assis et adossé à un mur. Son poids ne repose plus sur la petite personne qu'est son hyung, et en quelque sorte, cela le « rassure ».

Quand il revient à lui, il se sent déjà un peu plus clair. Plus encore que la seconde fois.
La température de son corps métallique a chuté, peu à peu retrouvant un numéro et un degré normal. Approprié.

(Une fièvre, rien de plus. Une bonne sieste, du repos, un bouillon de poulet de légumes et une poche d'eau froide et des glaçons sur le haut de son front, serait suffisant. Tout le monde pourrait y croire. Tout le monde, y compris lui. )
(mais pas vraiment. pourtant, il aimerait tant pouvoir y croire et s'y confondre.)

Il remarque aussi qu'il est branché, cette fois. Ce qui explique que ses paupières se font paradoxalement moins lourdes au fil du temps qui passe, même si elles restent lourdes et menacent toujours de se clore.

Il sent alors la main de Minsoo, venant gentiment lui tapoter la tête.

« Me refais plus ce coup-là mon grand, tu m'as foutu une de ses trouilles... ».

Il relève ses yeux, toujours peu brillants, vers son hyung.
Son système s'accélère de nouveau, lui laissant peu de temps pour « respirer », alors que ce dernier tente de trouver un moyen de rassurer la personne en face de lui. Rien ne sert de l'inquiéter, même si vu les circonstances, il est déjà trop tard.

« j-...je »

Il se tait. Il lui est encore difficile de parler pour le moment.
Il prend une respiration, puis deux. Il tente de calmer son système et les informations qui se bousculent en lui, trop rapide pour qu'elles puissent même être comprises.

« je suis désolé hyung. Promis. »

Et puis, il lui sourit. Enfin, il lui fait le plus grand sourire qu'il lui est possible de faire à cet instant là, dévoilant toutes ses dents, beaucoup trop nacrées pour être utilisées régulièrement. Ses yeux se plissent et une lueur de la joie, de la chaleur qu'il renvoie d'ordinaire se glisse un chemin dans son regard -ou du moins, il l'espère, et concentre ses efforts sur ce simple sourire.
Un sourire qui se veut rassurant. Le sourire pour lequel East a été programmé.

Il observe son créateur pendant un moment, et puis, ses yeux se referment à nouveau, un moment.

(ou peut-être plus, encore)

-il ressemble presque à un petit enfant paisible qui rêve d'autres mondes-

. . .

Il les rouvre, treize minutes plus tard, un peu plus clair et ses paupières plus du tout aussi lourdes qu'auparavant.  

« Hyung. Hyung. »

Il agrippe de nouveau le t-shirt de Minsoo, présent à ses côtés. Cette fois il se redresse, se relève et prend appui sur ses deux pieds, tirant sur le câble qui le relie à la prise qui le recharge lentement. Sa posture n'est toujours pas aussi assurée qu'elle devrait l'être, mais il s'en contente. Il regarde à droite, puis à gauche.

« Hyung », sa voix se fait plus ferme mais traduit aussi une pointe d'inquiétude, peut-être. « Hyung, on est où ? Il faut qu'on parte, c'est trop dangereux ici. », le presse-t-il.

-peut-être que s'il avait été humain, il aurait eu la nausée d'avoir failli aux règles qui le constituent, à son besoin d'être là pour toujours protéger minsoo quoiqu'il arrive et le faire passer avant toute chose et surtout avant lui-même, East, Sungyeol, mais pour l'instant, ce qu'il ressent surtout, c'est l'urgence de partir de cet endroit pour que personne ne les voit, dans ce besoin de le protéger à tout prix-

Spoiler:
 



«I don't wanna be adored, don't wanna be first in line. Or make myself heard. I'd like to bring a little light, to shine a light on your life : to make you feel loved. No, don't wanna be the only one you know. I wanna be the place you call home» ©️

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MessageSujet: Re: Details in the Fabric Ft. Park Minsoo   Ven 17 Juil - 17:18

Quand tu étais petit, tu rêvais d'avoir un petit frère. Certes, Eden était là et jouait toujours avec toi, mais lui, c'était un grand. Il n'avait pas toujours le temps pour toi car ils devaient aider tes parents au restaurant, ce qui fait qu'en réalité, tu t'amusais souvent tout seul. Alors oui, un jour, tu as demandé à ta maman si la cigogne ne pouvait pas t'apporter un petit frère ou une petite sœur. Même si tu préférais qu'elle t'amène un petit frère. C'est mignon les petites sœurs, mais jouer à la poupée, ça te plaisait pas trop.

Malheureusement, tu n'avais jamais eu cette chance. Tu avais même abandonner l'idée d'avoir une famille après cette nuit-là. A l'orphelinat, il y avait pleins de petits garçons comme toi, qui n'avaient plus personne, et même si tu t'en occupais parfois, ce n'était pas la même chose. Ce ne serait jamais ta famille. Alors tu t'étais juré de t'en construire une toute à toi. Ce ne sera jamais pareil, mais au moins, tu aurais quelqu'un.

Des années plus tard et ce quelqu'un, c'est Sung Yeol. Tu l'avais créé pour qu'il t'aide à retrouver qui avait tué tes parents et peut-être aussi, avec un infime espoir, de retrouver Eden. Mais tu ne fais pas trop d'illusion, Eden n'est plus de ce monde et sûrement, depuis le soir où il t'a déposé à l'orphelinat. Mais l’espoir fait vivre comme certains le disent.

Tu avais créé Sung Yeol sur les bases des plans de ton père, ceux qui avaient servi pour Eden. Mais les années avaient passé et tu avais beaucoup plus de moyens que ton père pour en faire un androïde encore plus perfectionné. Le programme d’East (le vrai nom de Sung Yeol) comportait des similitudes avec le robot de ton père : il avait été conçu pour te protéger, pour t’aider et aider les autres aussi. Mais Sung Yeol était beaucoup plus complexe que cela. Si Eden n’aurait jamais fait de mal à personnes (ton père ne l’avait pas inscrit dans son codage), Sung Yeol lui, pouvait. Ce n’était pas de la violence gratuite, mais si la situation l’exigeait, alors le beau sourire de ta création s’évaporait. En fait, il était un peu comme toi. Derrière une façade lisse et des sourires enjôleurs, il y avait tout un monde. A l’opposé de celui que vous laissiez les autres découvrir.

Mais tu avais tout fait pour que Sung Yeol passe pour un humain aux yeux des autres. Aujourd’hui, il est un ado comme les autres, qui va au lycée, porte une uniforme et se fait des amis. Tous comme les autres gamins de son âge. Et du tien. Tu avais donné à Sung Yeol ce que tu ne pourrais en réalité jamais avoir. L’école, tu l’avais laissé tomber depuis plusieurs années maintenant. Mais ça ne te manquait pas puisque tu n’avais jamais réellement connu ça. Ton éducation, tu l’avais faite dans la rue. Mais ce n’est pas que ce que tu avais voulu pour lui, pour ton « cousin ».

Mais même si votre plan est parfait, tu ne peux t’empêcher d’imaginer qu’un jour, quelqu’un viendrait tout détruire. Tu pourrais faire tous les sacrifices du monde pour que l’illusion dure encore quelques instants, mais tu sais que rien n’est éternel. En tout cas, toi tu ne l’es pas.

Alors même si Sung Yeol a beau avoir été bâti pour te protéger toi, tu ne peux pas faire taire ce besoin qui est de veiller sur lui comme le grand frère que tu n’as jamais pu être. Il fait trois têtes de plus que toi, est beaucoup plus solide que toi, mais quand tu le regardes sourire et que ses yeux se ferment en croissant de lune, tu y vois l’innocence et l’insouciance de ton enfance volée. Et quelque part, même si tu n’en parles jamais, tu aurais aimé que quelqu’un te protège pendant ses années de galère. Au lieu de ça, tu avais toujours été tout seul, face à un monde bien trop cruel pour le gosse de 5 ans que tu étais.

Sung Yeol était donc une sorte de revanche sur la vie. Peut-être une ironie. Personne ne t’avait aidé, mais tu avais construit un androïde pour aider les autres. La vie et ses complexes.



Une légère secousse te tire de tes rêveries. Est-ce que tu t’es assoupi ou juste perdu dans un flot de pensées ? En tout cas, tu n’as pas vu le temps s’écouler. Tu relèves la tête pour voir Sung Yeol sur ses grandes jambes, encore un peu chancelant. Mais au moins, il est plus en forme que tout à l’heure. Tu te lèves à ton tour et récupère le câble encore accroché à ton androïde avant de soigneusement le ranger dans ton sac à dos.

« Hyung, on est où ? ». A vrai dire, tu n’en as aucune idée. Pris de panique, tu avais simplement bifurqué dans une rue qui te semblait être la plus « appropriée » pour cacher Sung Yeol le temps que sa batterie se recharge. Ce n’est pas ton genre d’être aussi distrait. Tu crains tellement qu’on te choppe que chacun de tes mouvements est calculé d’avance. Mais pas cette fois. Ton côté humain s’était laissé guider par ses sentiments. Et ce que tu avais pensé être un plan rationnel, ne l’était en aucun cas.

Tu sais que ce coin grouille toujours de patrouilleurs. Sung Yeol a raison, il ne faut pas rester une minute de plus ici. Dans un train de vie comme le vôtre, une minute d’inattention, si ce n’est une seconde, peut très vite tourner au drame. Une seconde, c’est tout ce qu’il faut pour louper le coche, manquer le tournant et ne plus jamais trouver la sortie. Mais tu te raisonnes, la précipitation n’est jamais une alliée.

« Tu es sûr que ta batterie pourra tenir le coup jusqu’au labo ? » demandes-tu à ton ami. Elle n’est pas chargée à fond et tu crains qu’un autre dysfonctionnement survienne pendant le trajet. C’est ce qu’il pourrait arriver de pire : que Sung Yeol s’écroule comme tout à l’heure en pleine échappée. Tu n’aurais aucun moyen de le tirer à l’abri assez rapidement pour éviter les flics. Et tu ne le laisserais jamais derrière. Il était hors de question que tu l’abandonnes. C’était vous deux ou rien du tout.

Tu observes les environs et tu te dis que passer par la grande allée serait bien trop risqué. Au loin, tu aperçois déjà un uniforme. Ça craint. Vraiment.

« Bon… je crois qu’on a pas d’autres choix que de jouer les Spiderman cette fois ! » t’exclames-tu sur le ton de la plaisanterie tout en remontant tes manches. Mais Sung Yeol le sait, tu es bien loin de rigoler quand il s’agit de prendre la fuite.


Your hands are cold, your lips are turning blue, you're shaking. This fragile heart, so heavy in my chest, it's breaking and in the dark, you try to make a pay phone call to me but you're miles away You're breaking up, you're on your own. It's hard to take, I need an hour just to say hello and I can't make the truth of this work out for you or me. We live through scars this time but I've made up my mind.
We can't leave us behind anymore --- ©Ecstatic Ruby
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Details in the Fabric Ft. Park Minsoo

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