ELECTRIC HEART :: fin de partie :: Game over. :: ♣ rps :: rps abandonnés
 

 bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

Invité


MessageSujet: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Mar 30 Juin - 19:37


bedroom hymns.

Je suis complètement vidé. Et mes pieds sont lourds. Terriblement pesants, c’est à peine croyable. Je sens que des boulets enchaînent mes frêles chevilles. Je les traîne, encore et encore - et Dieu, la rue est si longue ! Sous un soleil brûlant. Les traits lumineux chauffent un bout de ma peau, ici, sous mes cheveux humides. Je rougis, je palis. Et quelques gouttes de sueur perlent à mon front blême. Je hais ce temps. Je vois le gris du bitume, et les reflets aveuglants des baies vitrées ; elles qui abritent des employés, leur épargnant la moiteur ambiante. J’envie ces locaux climatisés, l’espace d’un bref instant. Mais rien que d’imager le travail laborieux et stérile…

Je reviens d’une nuit affolante ; ce genre de soirée qui te malmène jusqu’au petit matin, et t’épuise. Tel un amant affamé. J’ai croisé quelques amis, et leurs mots rauques, susurrés, m’ont conquis. Et souvent, j’offre une faible résistance. Il suffit que « tequila », « club », et « gay » soient prononcés pour piquer ma curiosité ; des sortes de mots clefs, mes tags favoris… Qu’importe si la syntaxe est un désastre. Je veux me perdre entre tous ces bras. Et jamais je n’hésite à me confondre dans la mêlée survoltée ; je me dresse entre ces cavaliers nocturnes, et je crie, je jubile, jusqu’à l’ultime soupire.

En vérité, je suis apeuré. Une espèce de fuyard. La réalité, je la devine : je suis tombé dans la tourmente. Mais je préfère lui destiner un doigt - celui du milieu, de toute évidence - et j’évite certaines complications. D’ordinaire, j’endosse les responsabilités, et je tiens même le poids paternel. Sans sourciller. Là, c’est autre chose. Il s’agit de mon coeur battant et sauvage. L’organe me glisse des mains, jour après jour. Je croise son regard. J’aperçois son sourire. Et quand je dérive vers son torse, ses hanches, tout quoi. Il dérape, inlassablement. Ce qui m’effraie le plus, je crois, c’est que je ne le retiens pas.

Je suis brulé, fatigué, et encore un peu saoul. Il me faut pourtant travailler, et progresser le long de cette foutue rue interminable. Je dois le voir, aussi. Et je crains presque nos rencontres ; vais-je à nouveau être durci à la vue de ses lèvres, au souffle haletant ? Quel tourment… Je me dis, peut-être, il suffirait…  Un coup de délivrance. Et après avoir murmuré des choses incohérentes, sous l’effet de ses hanches hargneuses, je pourrais échapper à la tempête des sentiments.

J’arrive, au bout de trente minutes, au studio d’enregistrement. Je salue brièvement les employés, et je m’attarde auprès des collègues. Mes paroles ressemblent à des murmures… Et chaque mot prononcé coute à ma gorge éreintée. Trop d’alcools mélangés, je crois. A la fin, je n’avais plus aucune idée de ce que contenait mon verre. En attendant le début de l’enregistrement, je m’affale sur le canapé noir. Très vite, je tombe entre les bras de Morphée…



Dernière édition par Baek Ji Min le Lun 27 Juil - 18:38, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Mar 30 Juin - 20:10


rei + jim @ BEDROOM HYMNS


Il fond, le sol sous les pieds, englue le monde, enfonce l'humanité et la robotique dans son sable mouvant. Les corps suintent, les joues rougissent, les lèvres sèchent. Rei s’essouffle alors qu'il se rend au travail. Pas cours aujourd'hui. Tant mieux, il n'aurait pu enchaîner tout cela aujourd'hui, avec cette chaleur étouffante. C'est morose qu'il avance. Hier, il a connu la peur, et par la même, la joie. Rouler à sens inverse sur une voie d'autoroute, en moto, à l'arrière. C'était amusant, il s'est senti vivant. Aujourd'hui, tout est retombé.

Néanmoins, cette morosité s'estompe peu à peu alors qu'il se rappelle la raison qui l'a amené à travailler dans cette profession. Doubler des hentais, ça n'est pas commun. De plus, Rei n'a pas réellement besoin de ce doublage, étant lui-même japonais, il comprend très bien le peu de dialogue que comporte l'animé. Le jeune homme se doit de faire une pause. Sous la température écrasante, le natif japonais ne peut contrôler correctement ses réactions, ni son coeur qui bat à tout rompre en pensant au p'tiot qui l'attend là-bas.  

Enfin arrivé, Rei passe aux toilettes pour se rafraîchir le visage. Un nouveau soupire, une inspiration qui suit et le voilà prêt à se montrer. Il salut le personnel, sourit à tout va, lance quelques petites blagues par-ci, et quelques compliments par-là.

Le jeune homme, non sans hésitation, ouvre la porte du studio d'enregistrement. Il entre et s'émerveille de la vision qu'on lui offre. Lui, son meilleur ami, son... petit-frère... dort paisiblement, les lèvres entrouvertes, les joues roses. Incroyablement irrésistible, il coupe le souffle, chauffe le bassin, perturbe le pouls. Rei ne se sent pas avancer, ne se voit pas s'accroupir face à cette beauté endormie. Et il contemple, plusieurs minutes, le tableau qui s'expose à lui, en commente silencieusement tous les détails et s'enchantent des quelques imperfections qu'on y décèle.

Mais l'heure tourne, et il faut réveiller Aurore, sans le baiser malheureusement. Alors délicatement, le Japonais secoue le plus jeune, empoigne la peau de ses bras, la savoure discrètement et lui fait ouvrir les yeux. « Hoy gamin! Réveille-toi! » Les joues du plus vieux rougissent quand les yeux de son ami s'ouvrent doucement. Il se redresse d'un bon, masse sa nuque d'un air maladroit et fait quelques pas en arrière. « T'as encore fait la fête toute la nuit? T'es pas sérieux toi! » Hm...



Dernière édition par Endô Rei le Mer 1 Juil - 16:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Mar 30 Juin - 23:18


bedroom hymns.

Je suis dans une sorte d’état intermédiaire… Flou, et confus. Etre ici et ailleurs, tout en même temps. Je perçois les traits rectangulaires, similaires à ceux du studio. Aussi, je suis étendu dans le vide ; un espace familier et étrange. Et je persiste dans la torpeur accablante… Toujours la chaleur colle à ma peau. Mais j’en suis extirpé. D’abord une ombre, dominant mon corps flasque. Et puis une voix. Non, cette voix. Ses mots, lentement, parviennent à mon esprit troublé. Je gémis alors de mécontentement. Encore cinq minutes de repos. Je couine donc. « Hyuuuuuung ». D’un ton bas. Je me tourne de l’autre côté, faisant face au dossier du canapé. « Deux minutes, s’il te plait ». Et j’ajoute, d’une voix étrange. « Je ferai tout ce que tu veux après ». La formule peut paraître anodine, mais sortie de ma bouche, ce n’est pas le cas. Car oui, vraiment, je serai prêt à tout. Qu’il défasse sa ceinture, baisse sa braguette, et m’invite à le prendre entre mes lèvres gourmandes, je le ferai sans une hésitation. Mais pour lui, assurément, il s’agit de l’expression d’un énième caprice.

Si je boude, et que je persiste dans mon comportement puérile, c’est que je voudrais qu’il me touche encore. Je sens encore ses doigts sur mon bras, et j’en rougis. Je me languis tellement de lui… Et je deviens fou. Un taré, un frustré. Parfois je m’en veux d’être comme ça. Et puis la colère, nourrie de mes lamentations, se dirige contre lui. Ne voit-il pas mon désarroi ? N’est-ce lisible, dans mon regard, tout le désir ? « Oui, j’ai croisé Charlie et Véra, tu sais les trans du XXX Club ? Et forcément, je n’ai pas dormi… Une soirée survoltée, je peux te dire. Tu as raté un truc, mon vieux ». Et je termine là, sans plus d’explications. Je laisse mon meilleur ami volontairement dans le flou. Peut-être qu’il va froncer les sourcils. Dans l’idéal, il éprouve une once de jalousie à l’idée que j’ai pu passer la nuit dans les bras d’un autre (ce qui n’est pas le cas - il y a bien eu quelques bisous, mais rien de sérieux ou de très excitant -).

Enfin, je me résigne, une moue apparente sur mon visage. « Tu sais, c’est un fantasme ça… Coucher avec des gens assoupis. « La belle endormie », qu’ils l’appellent. Je trouve ça plutôt chelou. Et toi, Hyung, ça te donnerait envie ? ». Un sourire carnassier étire mes lèvres, et je guette la réaction de mon ainé. Je me lève du meuble confortable, fortement regretté, et je dévisage quelques secondes Rei. Avec lui, je pourrais m’essayer à toute sorte de fantaisie. Mais bon, le seul fait qu’il soit en moi, ou moi en lui, suffirait à ma pleine jouissance.

Je remets mes vêtements en ordre, et au passage, mon pénis. Au moment où mes doigts replacent habilement l’engin, je lève le regard vers Rei. Plus flagrant, tu meurs. « On y va ? ». Je me dirige vers la cabine où sont disposés les micros et l’écran, frôlant au passage l’homme de mes rêves. Deux techniciens se mettent aussi en place, ainsi que la doubleuse « fille » ; l’enregistrement peut débuter. Bien sûr, comme souvent, il s’agit d’une lycéenne courtisée par ses petits camarades. Voix aiguë, cris réticents, bref le grand classique. Nous, doubleurs « garçon », on se contente des répliques grivoises et explicites. Parfois de grognements. C’est plutôt lamentable, mais on s’y fait. Et puis j’adore entendre Rei dire des cochonneries. J’en suis émoustillé. Et presque envieux de la fille (ce qui est pathétique, je sais bien). En dépit de ma gorge nouée, je rends ma voix plus grave et « sensuelle » ; lançant quelques regards appuyés à mon camarade.



Dernière édition par Baek Ji Min le Lun 27 Juil - 18:38, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Mer 1 Juil - 16:28


rei + jim @ BEDROOM HYMNS


Sa voix presque éteinte, ses cheveux qui tombent sur son front, cette jeunesse sur son visage, tout ça, capte l'attention de l'étudiant. Les supplications de Jim ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd. L'imaginaire de Rei se met en route, crée des images voluptueuse de son ami, nu, chaud, presque innocent mais dont le regard exprime le désir. S'il n'avait pas été si peu sûr de lui, s'il savait ce qu'il voulait, Rei aurait répondu "toi, je te veux toi". Mais non, il ne peut décidément pas se résoudre à lui donner ce genre de réponse. C'est une réplique bien trop dure à prononcer pour lui, qui pourtant aime jouer la comédie, adore se jouer de la langue pour en mettre plein la vue à quiconque s'offre à lui. Cependant, en ce qui concerne Ji Min, c'est une toute autre histoire. Pourquoi? Le japonais ne le sait. Il n'en sait jamais rien et ça en devient agaçant. « J'veux juste que tu t'lèves... »


Le brun écoute attentivement le récit nocturne de son camarade et son esprit tente de suite d'analyser tous les éléments qu'on lui donne. Ses sourcils se froncent automatiquement tandis que son visage se tourne vers un mur, pour éviter le regard du p'tiot. Il n'aime pas le fait de ne pas tout connaître d'une situation. Qu'a fait Ji Min par la suite? Avec qui a-t-il passé la nuit? Seul? Il vaut mieux... Ah! Rei n'a pas le droit de penser ainsi. C'est égoïste, son ami fait ce qu'il veut... C'est peut-être bien là le problème. Mais le Japonais ne va quand même pas le foutre en cage... « J'ai aussi passé une bonne soirée. » A son tour de laisser planer le suspense, à son tour de jouer avec les nerfs de son meilleur ami.

Le lycéen se remet à parler, les yeux de Rei, avides, se posent à nouveau sur son ami, le dévorant secrètement, le contemplant alors que son sang chauffe un peu. La vision qu'il offre de lui, à peine éveillé, la voix rauque et fatigué, la pomme d'Adam qui bougent fièrement à chaque mots prononcés. Ses propos déconcertent Rei quelques instants et son regard l'affaiblit. Mais puisqu'il veut savoir, autant dire ce qu'il pense. « Je préfère voir le visage se crisper, les yeux quémander, les lèvres se pincer, voir le regard me faire autant l'amour que le corps... » En prononçant tout cela, la cage thoracique se soulève un peu trop et Rei ne peut s'empêcher de dévier le regard un instant.

Ji Min est perfide, cruel et envoûtant. Ses gestes sont des sorts, ses paroles des incantations, ses battements de cils des charmes. Qui sait quel effet on ses lèvres alors. Rei aimerait bien savoir, mais n'osera pas tenter. Le plus vieux tente de garder son calme alors que son ami joue les provocateurs, alors que ses mains remettent en place ce qui fait de lui un homme, alors que son corps effleure le sien dans un contact doucereux. « On y va...» Il le suit et débute l'enregistrement. Le natif japonais a chaud mais la faute n'est pas à la température ambiante mais aux regards de Ji Min, à sa voix coquine, aux répliques qu'ils donnent. Rei rêverait presque d'être la petite lycéenne qui se fait "défoncer" par le lycéen que double Jim. Son personnage est finalement sur le point de se libérer, Rei n'en peut plus, il devient fou, son personnage aussi et il le joue à la perfection. Celui de Jim le suit et finit un petit peut plus tard, laissant au plus vieux le loisir de le contempler faire le coquin, et l'imaginer alors sous lui, sur lui, en lui, souvent, avec beaucoup de positions différentes, à plusieurs endroits, en sueur, bouillants, hurlant son nom, minaudant des "encore"... Lui vient alors une mission; celle de ne pas durcir, celle de se contrôler, courage Rei.

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Jeu 2 Juil - 1:43


bedroom hymns.

(rated r - explicit content) Je suis passablement énervé. Et je ne peux m’empêcher de fixer d’un oeil noir l’écran obscène. Je profère ces propos vulgaires et sexuels avec indifférence (et naturel, maintenant). Les mots « chatte », « suce », « tétons » et autres, sont intégrés à mon vocabulaire du quotidien grâce - ou à cause - de ce travail. Ils me semblent être dépourvus de toute sémantique, dorénavant ; renvoyant à un signifié vague, abstrait. De simples vocables. Et en dépit de ma colère grandissante, je garde ce ton excité et moqueur propre au personnage. J’entends en boucle les paroles de Rei. Alors, lui aussi, il part soupirer dans d’autres bras que les miens ? A qui destine-t-il ses coups de hanche ravageurs ? Je voudrais bien le savoir. L’heureux élu… Que je puisse le maudire, et le hair de tout mon être. Je crève pour être l’objet de son intérêt, et à l’idée qu’un opportuniste se lie avec lui… En une nuit. Aussi facilement. Je le veux depuis deux ans. Deux, foutues, longues, années. Je m’évertue à lui plaire, et à le séduire ; vainement. Et quand, enfin résigné, je me décide à l’oublier… Je croise un regard assombri. Presque désireux. Je n’en suis pas sûr, peut-être que je confonds rêve et réalité. Qu’on me libère de ces eaux troubles.

Quant à ses penchants sensuels, ils m’affolent eux aussi. Je lui donnerais tout, si juste, il daignait me regarder. J’exige qu’il considère le jeune homme, et non le garçon ; je suis l’un et l’autre, c’est vrai. Mais à ses côtés, ma virilité s’éveille, autant que mes besoins. L’on pourrait croire qu’il s’agit d’une simple envie ; les jambes en l’air, et hop, c’est terminé. Mais ce n’est pas le cas, sinon je ne garderai pas intact mon corps. Préservé de caresses trop insistantes. Je me destine à lui, et à ce jour, je n’en peux plus d’attendre.

Il est temps de faire une pause. La vidéo est stoppée, et j’entends un des techniciens nous avertir. « Dix minutes ! ». Ha Na, l’aimable et déroutante collègue, sourit à Rei et moi-même, avant de quitter la cabine. Elle se dirige assurément vers la machine à café, elle qui est addict à la boisson noirâtre. Alors je me tourne vers mon meilleur ami. Mon regard se pose sur lui, impérieux et exigeant. Je suis décidé. En quelques pas, je me tiens tout contre lui. « Hyung ». Je contemple ses traits, m’arrêtant sur sa bouche. « J’ai envie d’essayer quelque chose ». Je pousse alors Rei contre la porte entrouverte, qui se ferme sous son poids. De là, je me colle à lui, chauffé à blanc. « Laisse-moi faire, Hyung, s’il te plait… ». Je l’implore presque du regard, et si ce n’était à ce moment exact, j’aurais eu honte de moi. D’une main ferme sur son épaule, je le maintiens dans cette position. De l’autre, je frôle son entrejambe. Je défais alors sa ceinture, puis sa braguette d’un rapide mouvement, effrayé qu’il me repousse. Je tombe alors à genoux, engouffrant l’homme que je désire à pleine bouche. Un gémissement étouffé passe mes lèvres et je lève un regard passionné vers mon aîné. Tout deux contre la porte (dont l’espace immédiat constitue un angle mort pour ceux qui sont derrière la baie vitrée), nous sommes à l’abri des yeux indiscrets.



Dernière édition par Baek Ji Min le Lun 27 Juil - 18:39, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Dim 5 Juil - 16:48


rei + jim @ BEDROOM HYMNS


Faites que tout cela se termine, maintenant... Rei joue la fin, exprime un bon râle masculin, ce genre qu'il ne fera jamais en réalité, parce que vulgaire, et pas naturel pour lui. Le brun repense à la réponse qu'il a donné à Jim concernant "la belle endormie" et a la ferme impression que ça n'a pas plu au plus jeune. Son esprit divague aussi sur ce concept de Belle endormie. Il a lu un livre nommé ainsi - au pluriel - écrit par un certain Kawabata. L'écriture était belle, détaillée mais il n'a jamais compris pourquoi cet homme était attiré par une fille en sommeil, inerte, presque sans vie. Certes, Rei a trouvé Ji Min très séduisant tout à l'heure mais c'est justement son état d'endormi qui lui a donné envie de le réveiller pour... le prendre...

Enfin la pause arrive, pour le plus grand bien de l'aîné. Le Japonais soupire. Il s'apprête à suivre Hana, un café ne lui ferait pas de mal seulement son meilleur ami stoppe son élan. La distance est jugée bien trop restreinte pour l'étudiant et son regard se perd alors vers le plafond, comme si quelque chose d'énorme, de très intéressant s'y passait. Le ton de Ji Min fait réagir la partie inférieure, fait déferler une vague de chaleur immédiatement suivie par une autre de frissons. Le plus âgé n'a même pas le temps de lui répondre qu'il se retrouve poussé contre la porte désormais fermée, son coeur battant à tout rompre. Légèrement paniqué, il anticipe de trop la suite. Son regard croise alors celui de Ji Min qui l'implore. Que faire? Rei se retrouve incapable de bouger, sa raison lui dit de dégager rapidement mais son corps n'obéit pas.  

Ji Min passe le cap, et l'intimité de Rei se met alors à visiter la bouche du plus jeune. Un couinement de surprise passe les lèvres du plus vieux tandis que l'une de ses mains vient cacher son visage. Incapable de bouger, c'est limite si son corps agit seul, et en redemande. C'est bien trop pour lui, ce mec qu'il connaît depuis sa plus tendre enfance, celui qu'il a vu grandir comme un petit frère, puis qu'il a senti devenir son fantasme, honteusement, il ne peut plus résister. La main qui cachait auparavant son visage se laisse tomber sur la douce crinière du lycéen pour l'agripper tandis que son regard lui, implore son meilleur ami de continuer ces doucereuses caresses. « Ji Min... Si... Si on nous voit...» dit-il la voix essoufflée, rauque. Ses lèvres se pincent un instant alors que ses joues rosissent peu à peu. «Ah...» Sa main presse le crâne de son ami, gentiment mais avec fermeté, sa tête se jette légèrement en arrière tandis que son corps se cambre. Expression du plaisir intense qu'il ressent maintenant.

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Mar 7 Juil - 16:22


bedroom hymns.

(rated r - explicit content) Je sens un espèce de tambour en moi, brutal et affolé. Les coups se suivent, et j’en perds l’esprit. Boum. Boum. Boum. Le son résonne fort sous mon torse, et il s’infiltre. Les veines gonflées, les pupilles dilatées. Un bref instant, je ferme les yeux… Je m’imprègne de cette chaleur étrangère, et qui embrase ma gorge à ses allées et venues. De mes lèvres rougies s’échappent quelques soupirs. Je le découvre avec avidité, et plaisir. Et la mimesis apparaît… Ma langue suit la ligne droite et endurcie, jusqu’au bout. Avec mes lèvres, je dépose un baiser léger. Puis je descends le long de la forme, d’un seul mouvement. Plutôt fluide. Quelques secondes passent, le temps de m’accoutumer à ce corps étranger… Que je reçois avec plus de profondeur. Passé le réflexe, je prends soin de l’objet de mes désirs. Mes joues creusées créent une délicieuse friction, et je pousse un murmure incohérent. Puis sa main empoigne mes cheveux ; je frissonne de plaisir, et je peux sentir ma propre virilité, enfermée dans l’espace étroit de mon caleçon. Rei, Rei, Rei

Levant les yeux sur son visage, je savoure les émotions lisibles. Il aime ça. Ces traits crispés sous l’effet du plaisir, je veux les garder en mémoire. Pour toujours. Ils seront un reliquat, quand délaissé et abandonné, Rei me tournera le dos. Je crains déjà de voir le dégoût dans ses yeux. Mais je l’aurais eu rien que pour moi, pliable sous mes coups de langue. A sa remarque (ou faible protestation), je lui offre mon silence, troublé de quelques bruits indécents. Le mouvement d’aller et retour de ma tête s’accélère, et je suis déterminé à le faire venir. Déjà, je goûte à sa jouissance… A la fois amère et salée. Enfin, il me semble que tout se tend, et je reçois avec avidité le fruit de ma labeur. Je n’en perds pas une goutte, et du revers de la main, j’essuie mes lèvres humides. Toujours sur mes genoux, légèrement meurtris, je pose un regard inquiet sur Rei.

Puis parvient la voix enjouée de Ha Na. Je me redresse, passant une main dans mes cheveux défaits. Je peux encore sentir ses doigts, crispés… J’ignore Rei, et j’évite ses yeux ; j’attends qu’il s’écarte de la porte pour passer. Je croise Ha Na sur mon chemin, et j’affiche tant bien que mal un air indifférent. J’entends. « On reprend bientôt, où vas-tu ? ». Je lui adresse un sourire gêné. « Envie pressante ». Je vais - non, je me précipite - aux toilettes. Là, je bois une gorgée d’eau dans l’espoir d’oublier Rei, et sa semence. Et je m’éclabousse le visage. Je contemple un instant ces traits qui sont miens, cherchant une raison, ou une excuse… Quelque chose qui me ferait sentir mieux. Car je panique fort. Mon souffle haletant en témoigne. Je murmure, affolé. « Merde, merde, merde merde merde, meeeeeeerde ». Qu’est-ce que j’ai fait ? Est-ce la fin de notre amitié ? Me déteste-t-il ?

Des larmes me montent aux yeux, alors que je m’enferme dans une cabine. Tombant sur une cuvette affaissée, je prends ma tête entre les mains. Pourquoi ? Pourquoi ? J’essaie de trouver un souffle apaisé, et j’en oublie ma virilité encore dressée et douloureuse. Mais il faut se reprendre. L’enregistrement se poursuit. Alors, prenant deux grandes inspirations, je pose une main tremblante sur la porte, prêt à affronter les conséquences.



Dernière édition par Baek Ji Min le Lun 27 Juil - 18:38, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Sam 11 Juil - 14:59


rei + jim @ BEDROOM HYMNS


Il ne sait pas ce qui lui arrive, la notion de temps et d'espace, il l'a perdue au moment même où Jim l'a goûté. Rester discret devient difficile alors que son corps le pousse dans ses derniers retranchements. Il ne savait pas Ji Min aussi doué, mais comment l'aurait-il su de toutes manières? Rei est en perdition, sa main empoigne sûrement bien trop fort la chevelure de son meilleur ami. Seul le bruit étrange des sucions se fait entendre mais dans la tête du Japonais, c'est tout autre chose. C'est une histoire qui défile où les protagonistes ne lui sont pas inconnus. Un scénario où lui, Rei, se venge suavement de l'attaque impromptue que lui soumet en ce moment Ji Min. Un rêve éveillé, rosé et humide où il prend le dessus et fait hurler d'extase le soumis. Mais là, maintenant, c'est lui qui perd, c'est lui en dessous, c'est lui qui souffle de fausses protestations et qui en redemande silencieusement.  

Finalement, le film est fini, brutalement, sans préparation aucune et Rei se sent vidé d'un coup sec et violent, plaisant... Sa cage thoracique se soulève dans des gestes irréguliers, sa main reste crispée, mais plus sur la crinière de Jim, simplement dans le vide, ses muscles ne semblent pas vouloir se détendre de suite. Mais il le faut bien, sortir de ce rêve rempli d'extase. Que vient-il de faire? Un sentiment honteux s'installe doucement en lui tandis que Ji Min l'observe. Rei, lui, n'est même pas capable de soutenir son regard, il laisse ses yeux voguer ailleurs, partout ailleurs, mais pas sur le plus jeune. Un soupire bref, le voilà qui range l’attirail là où il doit être. La voix de Hana se fait entendre et fait paniquer un instant l'étudiant. Il a encore les joues roses et la peau brûlante, elle ne doit pas le remarquer. Ça va vite, Jimin fuit, Hana pénètre la salle et Rei, stagne. Que faire? Perdu, il est un piquet de bois qu'on a planté là, sans pensée aucune, sans motivation, sans joie ni tristesse mais plutôt de la peur. Perdre son amitié avec Jim ça serait affreux, leurs souvenirs, abominables, mais perdre Jimin tout court, ça serait lui infliger une nouvelle fois une scène horrible, comme celle qu'il a vécu le jour de la mort de sa mère, c'est insupportable, écœurant, trop triste pour qu'il puisse vivre avec. Il ne peut se résoudre à perdre quelqu'un qu'il... qu'il quoi? Rei nie toujours, c'est simplement impossible... Oui, impossible.

Le Japonais file à la machine à café, presse nerveusement sur les boutons et s'enjaille un café noir, très noir, qu'il ne boirait pas à l'accoutumée. Il lui faut un remontant. Doit-il rejoindre Jimin? Lui dire que ça n'est rien, qu'il va oublier? Que ça sera toujours comme avant? Seulement, est-ce que c'est ce que le p'tiot veut? Trop de questions, il en a marre.

Énervé, c'est ainsi qu'il retourne dans le studio d'enregistrement. Il se sait indécis, mais là ça dépasse tout et n'importe quoi, et ça n'est pas grâce à cela qu'il arrivera à arranger la situation. Hana semble percevoir la colère de Rei et n'ose prononcer mot, tant mieux, parce qu'à l'heure qu'il est, il n'est pas certain que le jeune homme soit capable de prononcer quelque chose de gentil. Les équipiers reviennent dans la salle, ils n'attendent plus que Jimin. Rei sent son coeur s'affoler rien qu'à l'idée de le voir passer la porte, ça fait mal d'ailleurs. On lui demande de le chercher, ce qu'il ne peut faire. Alors les doigts tremblants, il saisit son téléphone et envoie un message au lycéen : « Dépêche-toi de rappliquer. » Message bref, pas très chaleureux, Rei s'en veut, mais qu'aurait-il pu écrire d'autre?

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Ven 17 Juil - 1:35


bedroom hymns.

A mi chemin, le cellulaire fourré dans ma poche vibre. Surpris, je l’extirpe. « Nouveau message de Rei  ». Mes yeux parcourent les quatre mots, d’un bout à l’autre, et même à l’envers. Mais toujours persiste la froideur brutale. Et l’organe vital bat fort, sous ma cage thoracique. Il fait mal, à mesure que la colère s’élève. Terrible. Je prends alors de profondes inspirations ; or les mots reviennent, implacables. Je fronce les sourcils, tandis que je fixe bêtement l’écran. Avec rage, je range le mobile. « Calme-toi, calme-toi », murmure une petite voix à ma conscience. Rien n’y fait. J’assène un coup violent contre le mur, sans réfléchir. « PUTAIN LE CON ! ». Je laisse échapper une flopée de jurons, après avoir jeté un coup d’oeil aux alentours. Par chance, le couloir est désert. Mes phalanges font un mal de chien, maintenant rougies aux jointures. Je tiens la main meurtrie entre mes cuisses, trois secondes. Puis je tire la manche de mon pull, et dissimule les marques de ma médiocrité.

Je fais mon entrée dans le studio. « Ah, te voilà Jim ! On commence ! ». J’entends la voix tranquille et aimable du chef. Après avoir fait quelques pas supplémentaires, elle parvient de nouveau à mes oreilles. « Beh, tiens, tant que tu es là… Regarde ce que donne la première partie ». Je hoche la tête en guise d’acquiescement, indifférent au possible (mais poli). J’offre quelques « hmm hmm » appréciatifs. Tandis que Yun commente certaines scènes, je lève mon regard ; il se pose instantanément sur Rei, posté de l’autre côté de la vitre. Et je croise le sien. Alors, de ma main valide, je lui destine un doigt d’honneur. J’articule silencieusement un « Fuck you ». Puis comme si de rien n’était, je reporte mon (non) intérêt sur l’écran.

Enfin libéré des remarques inutiles du chef, je me retrouve dans la cabine. Autant dire que l’ambiance n’est pas très gaie (gay, si, puisque je suis là… Bitch, I’m fabulous). Un sourire innocent éclaire mon visage alors que j’observe Ha Na. Je n’ai même pas le temps de complimenter son teint hâlé que l’enregistrement reprend. Aussi, j’ignore complètement l’homme à ma gauche. Cet apeuré, là… Sa queue est bien pendante entre ses jambes (dans tous les sens du terme). Et les répliques s’enchaînent ; et les cris succèdent aux grognements, etc. Puis c’est la fin. La délivrance, en fait. Un soupire satisfait passe mes lèvres, et je retourne dans la pièce principale. Là, je me jette sur le canapé, que j’occupe de tout mon long. Je tourne légèrement la tête, guettant Rei. Dès que j’aperçois sa silhouette, un sourire à la fois provocateur et moqueur déforme mes traits. Un fin observateur y verrait, aussi, un brin de tristesse…



Dernière édition par Baek Ji Min le Lun 27 Juil - 18:37, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Dim 26 Juil - 11:11


rei + jim @ BEDROOM HYMNS


Voilà le sms envoyé, les doigts tremblent et le cœur a mal. Il semble à Rei qu'il a été trop sec et inversement, peut-être que ne l'a pas été assez. Mille ans passe, c'est bien l'impression qu'est donnée à Rei, avant que Jimin daigne pointer le bout de son nez. C'est pas normal tout ce qui se passe. Pourquoi tant de questions auxquelles Rei ne veut répondre ? Pourquoi s'inflige-t-il tout cela, Ji Min l'a sucé... Okay et après ? C'est jamais rien d'autre qu'une fellation, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ? C'est la bouche à Jimin, c'est Jimin, voilà le problème. Non, en réalité, le problème c'est Rei, et sa putain d'indécision, sa putain d'hésitation, sa putain de lâcheté. C'est un trouillard, un lâche. Ca serait franchement hypocrite que le Japonais avoue qu'il n'a eu aucun plaisir, c'était même plus que plaisant, un peu trop plaisant... Pas normal.

Il est finalement là, passé la porte, Rei évite tant qu'il peu, tout contact. Mais c'est plus fort que tout, ses yeux se posent sur Jimin, faussement concentré sur les dires du chef, ses cheveux qui retombent sur son front, les veines qui ressortent de ses avant-bras pour descendre jusqu'aux mains, sa bouche... A-t-il... encore le goût de Rei sur celles-ci ? Ce petit temps de contemplation se termine mal, la colère augmente d'un degré après que le plus jeune lui ait envoyé un superbe doigt d'honneur suivi d'une élégante insulte.

Le boulot reprend, et machinalement le ton de sa voix se pose en harmonie sur celle du personnage. Pas d'envie, pas de joie ni de plaisir, il fait son travail c'est tout, le poing serré, prêt à s’affranchir de sa dette dès sa tâche terminée. Et c'est ceci fait. Rei attend, que tout le monde quitte le studio, que tout le monde quitte la pièce principale. Enfin, énervé, il ne se retient plus. D'un pas lourd et pressé, il se jette limite sur le canapé, les genoux de parts et d'autres des jambes de Jimin, le voilà qui empoigne sans tendresse le col de ce dernier. Il l'a cherché, il l'a trouvé. « A quoi tu joues ? C'était quoi ça ? » Sa poigne se resserre et son regard se noircit encore plus. « Tu me suces et ensuite tu m'insultes ? Mais qu'est-ce qui te prends putain ? J'suis une pute c'est ça ? »



Dernière édition par Endô Rei le Mar 28 Juil - 14:33, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Lun 27 Juil - 21:41


bedroom hymns.

D’une seconde à l’autre, il est sur moi, et je sursaute. Les yeux écarquillés sous le coup de la surprise, je dévisage Rei. « Qu’est-ce que… ». Les mots restent au travers de ma gorge, et seul un souffle saccadé passe mes lèvres. Mon rythme cardiaque s’apparente à une mélopée intrépide et furieuse. Et la raison… Il y a eu l’étonnement, certes, et la montée d’adrénaline… Mais Rei est si proche. SI tentant, à nouveau. Je veux le toucher, et l’embrasser, et passer mes doigts dans ses cheveux. Lui dire qu’il est si beau, et que j’adore son sourire idiot. Toutefois, la colère persiste et je plisse les yeux. Dans mon regard noir, amertume et rancune. Je dévisage ses traits, tendus sous l’énervement. Et mon oeil attentif dérive vers ses bras, puis ses avant-bras, et enfin ses mains tenant mon col. Un instant, distrait, je suis la courbe apparente d’une veine… Et puis je crache d’une voix froide. « Lâche-moi ». J’écoute ses questions, et insinuations, d’un air indigné. Alors je commence à me débattre sous sa poigne, mais il ne moufte pas. Un petit sifflement mécontent s’échappe de ma bouche. « Tu comprends rien ! Laisse-moi ! ».

Et, redoublant d’efforts, je tente d’échapper à ses mains. Dans le mouvement, mon bassin ondule et nos deux entrejambes se frôlent. Même, elles se touchent, et je ne puis retenir un gémissement. Mes yeux arrondis par la stupeur, et la peur, je reste tranquille. Mes mains sont figées, à moitié levées dans les airs ; je m’apprêtais à tambouriner son torse de mes poings. Alors, à nouveau. « Laisse-moi, Rei… ». Ce n’est plus un cri de rage, mais une supplique. Je ferme les yeux, deux secondes… Et puis je le vois, toujours au dessus de moi. Et dieu, que j’ai rêvé de me retrouver dans une telle position avec lui. Je suis toujours aussi frustré, et énervé, et… excité. N’ayant pas atteint la délivrance tantôt, lors de notre petite session, Ji Min junior est prompt à s’éveiller. Et mon sexe grandit peu à peu, et bientôt, je suis à l’étroit dans mon caleçon. Je ne retiens pas ce couinement plaintif qui me vient aux lèvres. J’essaie de bouger, afin d’éloigner nos corps… Mais les choses empirent. Mes hanches remontent contre les siennes, et il est certain, à présent, que Rei sente mon… excitation.

La rougeur envahit mes joues, et je tourne la tête vers le côté. Honteux. « Je… je ». Lamentable, je balbutie, peinant à trouver les mots. « Ce n’est pas ça… ». Avec le peu de courage qui me reste, je pose mon regard sur lui. « Comment dire… ». Non, je ne joue pas ; mon coeur est dans la mise. Notre complicité aussi. Mais je me contente de dire : « Hyung, j’ai très envie… de le faire. Avec toi ». Je me mords les lèvres, nerveux au plus haut point. Indécis aussi. Mais je choisis d’être franc, et honnête ; j’affronterai les conséquences plus tard. Déjà, en le prenant entre mes lèvres, j’ai changé les choses entre nous. Autant aller jusqu’au bout… Sans regrets, au moins, mais peut-être le coeur brisé. « Tu veux ? ». Ma voix n’est plus qu’un murmure. « De moi ? Je… je ferai tout pour être… bon ». Et je baisse le regard, brusquement intimidé.

Et je crains le silence, qui inévitablement, s’installe entre nous. Alors foutu pour foutu, et désespéré comme je suis, je franchis la distance. Mes lèvres se posent sur les siennes, avec hargne et… amour. Enfin je goûte à la douceur de cette bouche, charnue et délicate comme j’aime. Je veux retenir encore et encore la sensation de plaisir qui parcourt mon corps, et je frissonne. Lui, je crois, reste immobile. L’union de nos lèvres dure un bref instant, à peine plus de cinq secondes. Et je retombe sur le canapé. Un sourire béat aurait pu éclairé mon visage, à cet instant, si je n’avais pas été aussi inquiet.

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    Mar 18 Aoû - 16:31


rei + jim @ BEDROOM HYMNS


La rage a pris part de tout son corps tandis que sa raison lui fait défaut. Jimin est trop imprévisible pour Rei qui ne sait, de ce fait, jamais comment bien réagir. A force, il se perd dans des pensées bien trop corrosives pour sa personne. Puis il panique et sous cette état, il devient incontrôlable, nerveux à souhait, parfois dangereux, pour lui-même surtout. Il est hors de question qu'il perde prise là maintenant, alors qu'il tient fermement le col de celui qu'il considère comme son meilleur ami. Comment en sont-ils arrivés là ? Pourquoi faut-il que les sentiments changent ? A ce point, c'en est déroutant... Jim se débat mais ça n'est rien pour le Japonais, sa colère le rend fort, un peu trop même. « Justement, je comprends rien, alors t'as intérêt à m'expliquer ! » Il n'est pas sûr, cependant, de vouloir connaître la raison du comportement du plus jeune.

Puis son corps chauffe, ses lèvres se pincent à chaque fois que leur virilité se croisent. Le ton qu'applique Jimin à sa voix perturbe l'étudiant. La cupidité le prend, ses mains se desserrent et laisse un peu de répit au lycéen. Puis une nouvelle fois, le bassin chauffe et le cœur s'affole. Rei, honteux, tourne le visage pour dévier le regard, surtout éviter celui de son ami. Il l'a senti... Un sentiment honteux le prend alors qu'il a aimé ressentir l'excitation du plus jeune. Jimin commence à parler. Non, Rei ne veut rien entendre, il veut rien écouter, et pourtant, il est incapable de bouger, parfaitement incapable. Ses sourcils se haussent, son visage affiche un air stupéfait tandis que son cœur joue une nouvelle fois avec ses nerfs. A-t-il bien entendu ? Finalement, son visage se tourne vers le brun et le contemple longuement alors que ce dernier n'ose le regarder en retour.

Et c'est la douceur qui s'installe, la chaleur et le sucré, un doucereux contact, humide, et fantastique. Leurs lèvres en collision, en fusion, la raison partie, la porte ouverte vers un sentiment chaleureux s'ouvre peu à peu. Pourtant, Rei ne fais rien, ne bouge pas, étonné, il profite du peu qu'il peut. Le contact s'efface mais pas la sensation. Le Japonais observe son meilleur ami, comme si ses yeux cherchaient une réponse, à quelle question ? Son cœur s'emballe et finalement c'est l'agacement qui s’écrase contre ce flot d'interrogations incessantes. Rei en a marre de penser, le jeune homme sait seulement qu'en cet instant, il ne rêve que de savourer à nouveau à ces lèvres goûteuses. Son regard sérieux se ferme tandis que sa tête se penche. Et sans un mot, il se ressert un peu de dessert, ses lèvres se pressent sur celles de son ami, dans un baiser un peu plus passionné que précédemment. Enfin, il se laisse aller et comprend qu'il a toujours voulu lui faire ça, à Jimin, prendre possession de sa bouche, et plus largement, de lui. Ses mains se posent sur les joues du plus jeune tandis que son bassin se colle un peu plus au sien. C'est toute cette frustration qui se dégage enfin et qui laisse place à l'envie, au désir. Et le baiser ne se rompt pas, il donnera tout ce qu'il a pour que Jimin ne l'oublie pas, cet échange.


Il faut respirer cependant, mais pas trop loin. Rei reste près de Ji Min, et son regard se trouble légèrement. Apeuré, il ne sait plus quoi faire, la panique refait surface et un énorme besoin de trouver point d'ancrage se fait ressentir. Ce point là, il le cherche dans le regard du lycéen. Il demande à l'aide. Il faut réagir vite avant que la peur ne l'empêche d'agir, une nouvelle fois...

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)    

Revenir en haut Aller en bas
 

bedroom hymns (ft. endô rei - explicit content)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 


Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Le Necronomicon de Giger [Explicit Content]
» Mécontent de Cablecom
» Méchants pas content [Kazekage]
» Tous le monde est content!
» Kernett, Pas content

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ELECTRIC HEART :: fin de partie :: Game over. :: ♣ rps :: rps abandonnés-